الدعوة والحسبة
56 Hadith
La Da'wa (predication) et la Hisba (exhortation au bien) sont des devoirs de chaque musulman. Ces hadiths guident sur la maniere d'inviter les gens vers Allah avec sagesse.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate que Al-Ḥawlâ’ bint Tuwayt ibn Ḥabîb ibn Asad ibn ‘Abd Al-‘Uzzâ passa chez elle alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y trouvait. ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Voici Al-Ḥawlâ’ bint Tuwayt ! On prétend qu’elle ne dort pas la nuit. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’exclama alors : « Elle ne dort pas la nuit ! Accomplissez les actes dont vous êtes capables ! Car, par Allah ! Allah ne se lasse point jusqu’à ce que vous ne vous lassiez ! »
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien d’un émir, Il lui donne un ministre intègre qui lui rappelle lorsqu’il oublie et qui, s’il se rappelle, l’aide. Mais lorsqu’Allah lui veut autre chose que cela, Il lui donne un mauvais ministre qui ne lui rappelle rien de ce qu’il oublie ; et qui, s’il se rappelle, ne l’aide pas. »
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relatent que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Allah n’envoie pas de Prophète et ne désigne pas de représentant sans que celui-ci ne se retrouve avec deux entourages : un entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le bien, et un autre entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le mal. N’est à l’abri que celui qu’Allah préserve ».
Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le meilleur Jihâd est de proclamer une parole juste devant un sultan inique. »
D'après ʽUbâdah ibn As-Sâmit (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Nous prêtâmes serment au Messager d’Allah ﷺ d’écouter et d’obéir, dans la difficulté et la facilité, l'agrément et le désagrément, en cas de spoliation de nos biens , de ne pas contester l’autorité de ceux qui la détiennent [excepté en cas de mécréance manifeste dont Allah nous a donné une preuve évidente], de dire la vérité où que nous soyons et de ne craindre en Allah le blâme de personne. »
Shaqîq ibn Salamah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis. Un homme lui dit : " Ô Abâ 'Abdirrahmân ! J’aimerai bien que tu nous exhortes tous les jours ! - Ce qui m'empêche de le faire, répondit Ibn Mas'ud, c’est la crainte de vous lasser. Je vous réserve des jours particuliers d'exhortation comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le faisait pour nous par crainte de nous lasser. " »
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Si l’argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Or, l’argent du Bahreïn n’arriva qu’après le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Mais lorsque l’argent du Bahreïn arriva, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Je vins alors à lui et je lui ai dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis ceci et cela ! » Il puisa alors pour moi, à l’aide de ses mains, de l’argent que je comptai. Il y avait là cinq cents [dinars]. Puis il me dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! »
Abû Sufyân Sakhr ibn Ḥarb (qu’Allah l’agrée) relate qu’Héraclius a dit : « Que vous ordonne-t-il ? » - C’est-à-dire : le Prophète (sur lui la paix et le salut). Abû Sufyân dit : « J’ai répondu : « Il dit : « Adorez Allah, Seul, ne Lui associez rien et délaissez ce que disent vos pères ! » Il nous ordonne la prière, la véridicité, la chasteté ainsi que le maintien des liens de parenté. »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Après moi, il y aura du favoritisme et des choses que vous réprouverez ! - Ô Messager d’Allah ! dirent les Compagnons, que nous ordonnes-tu donc de faire ? - De vous acquitter de vos devoirs et de demander à Allah qu’Il vous restitue ce qui vous revient de droit ! »
Ṣuhayb ibn Sinân Ar-Rûmî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi ceux qui vous ont précédés, il y avait un roi qui avait un sorcier auprès de lui. Devenu vieux, le sorcier a dit au roi : « Voilà que j’ai vieilli, envoie-moi donc un garçon à qui j’enseignerai la sorcellerie ! » Il lui envoya donc un garçon pour qu’il soit son élève. Lorsqu’il se rendait chez le sorcier, le garçon empruntait un chemin sur lequel se trouvait un moine et auprès duquel il s’asseyait pour écouter ses paroles, qui l’enchantèrent. A chaque fois qu’il se rendait chez le sorcier, il passait chez le moine et s’asseyait avec lui et lorsqu’il arrivait chez le sorcier, celui-ci le frappait. Un jour, il s’est plaint de cela au moine qui lui a alors dit : « Si tu redoutes le sorcier, alors dis : « Ma famille m’a retenu ! » Et si tu redoutes ta famille, alors dis : « Le sorcier m’a retenu ! » Un jour, comme à son habitude [où il se rendait chez le sorcier], il rencontra une bête immense et imposante qui retenait les gens. Il s’est alors dit en lui-même : « Aujourd’hui, je saurai qui est le meilleur entre le sorcier et le moine. Il prit une pierre et dit : « Ô Allah ! Si tu préfères la voie du moine à celle du sorcier, alors tue cette bête, pour que les gens puissent continuer leur route ! » Il jeta la pierre et tua la bête et les gens purent alors continuer leur route. Il alla en informer le moine qui lui dit : « Eh bien, mon fils ! Désormais, tu es meilleur que moi ! Je constate que tu as atteint un haut niveau ! Assurément, tu vas être éprouvé ! Toutefois, si on t’éprouve, alors ne me dénonce pas ! » C’est ainsi que le garçon guérissait l’aveugle et le lépreux de même qu’il soignait les gens contre tous les maux. L’un des proches du roi entendit parler de lui. Devenu aveugle, il alla à sa rencontre avec de nombreux présents et lui dit : « Si tu me guéris, alors tout ceci est pour toi ! » Mais, il répondit : « Je ne guéris personne, mais c’est Allah [Seul] qui guérit. Si tu crois en Allah, je L’invoquerai et Il te guérira ! » L’homme crut en Allah et Allah le guérit. Il se rendit alors auprès du roi et s’assit auprès de lui comme il en avait l'habitude. Le roi lui demanda : « Qui t’a rendu la vue ? » Il répondit : « Mon Seigneur ! ». Il lui demanda : « As-tu un Seigneur autre que moi ? » Il répliqua : « Mon Seigneur et ton Seigneur n’est autre qu’Allah ! » Alors, il le prit et le tortura au point où il dénonça le garçon. On fit amener le garçon à qui le roi dit : « Eh bien, mon fils ! Tu as atteint un tel niveau de sorcellerie que tu guéris l’aveugle et le lépreux, tu fais ceci et cela… » Il rétorqua : « Je ne guéris personne, mais c’est Allah [Seul] qui guérit ! » Alors, il le prit et le tortura au point où il dénonça le moine. On ordonna alors à celui-ci : « Délaisse ta religion ! » Mais, il refusa, alors on amena une scie, que l’on plaça sur le milieu de sa tête et on le scia jusqu’à ce qu’il tombe en deux morceaux. Puis, on fit amener le compagnon du roi et on lui dit : « Délaisse ta religion ! » Celui-ci refusa aussi, alors on posa une scie sur le milieu de sa tête et on le scia jusqu’à ce qu’il tombe lui aussi en deux morceaux. Puis, on fit amener le garçon et on lui dit : « Délaisse ta religion ! » Mais, il refusa. Alors, le roi le confia à certains de ses subordonnés et ordonna : « Emmenez-le jusqu’à telle montagne et là conduisez-le jusqu’au sommet. S’il refuse [lui aussi] de délaisser sa religion, alors jetez-le ! » Ils le conduisirent alors jusqu’au sommet de la montagne. Là, il invoqua : « Ô Allah ! Débarrasse-moi d’eux comme Tu le souhaites ! » Alors, la montagne se mit à trembler et ils tombèrent. Il revint en marchant à la rencontre du roi qui lui demanda : « Qu’est-il donc advenu de ceux qui étaient avec toi ? » Il répondit : « Allah, Gloire et Pureté à Lui, m’en a débarrassé ! » Il le confia alors à d’autres parmi ses subordonnés et leur ordonna : « Embarquez-le sur un navire jusqu’au beau milieu de la mer et s’il refuse encore de délaisser sa religion, alors jetez-le ! » Lorsqu’ils l’emmenèrent, il invoqua encore : « Ô Allah ! Débarrasse-moi d’eux comme Tu le souhaites ! » Alors, le navire tangua jusqu’à les faire tomber et ils se noyèrent. Il revint [une fois de plus] en marchant à la rencontre du roi qui lui demanda [de nouveau] : « Qu’est-il advenu de ceux qui étaient avec toi ? » Il répondit : « Allah m’en a débarrassé ! » Alors, il s’adressa au roi en lui disant : « Tu ne pourras jamais me tuer, à moins que tu fasses ce que je t’ordonne ! » Il demanda : « Quoi donc ? » Il lui a dit : « Réunis tout le monde dans une même place et attache-moi à un tronc d’arbre. Ensuite, prends une flèche dans mon carquois, place-la dans l’arc et, avant de me tirer dessus, dis : « Au nom d’Allah ! Le Seigneur du garçon ! » Si tu agis de la sorte, alors tu me tueras ! » Il regroupa donc les gens dans une même place, il attacha le garçon à un tronc d’arbre, il prit une flèche dans son carquois, la plaça dans l’arc et, avant de tirer, il dit : « Au nom d’Allah ! Le Seigneur du garçon ! ». La flèche toucha le garçon à la tempe, il posa sa main sur sa tempe et mourut. Alors, les gens se mirent à dire : « Nous croyons en Allah, le Seigneur du garçon ! » Le roi s’avança et on lui fit remarquer : « Vois-tu ce que tu redoutais ? Par Allah ! Ce que tu redoutais est en train de t’arriver ! Les gens ont la foi ! » Alors, il ordonna que l’on creuse des fossés au bord des chemins. Après les avoir creusés, on y alluma le feu et il ordonna : « Celui qui ne délaisse pas sa religion, alors jetez-le dedans ! » Ou il a dit : « Brûlez-les ! » Ils s’exécutèrent jusqu’à ce qu’une femme s’avança avec son enfant. Elle hésita un instant, de peur de tomber dans le feu, lorsque son enfant lui a dit : « Ô ma douce mère ! Patiente ! Car, certes tu es sur la vérité ! »
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! »
An-Nu'mân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui respecte les limites d'Allah et celui qui les transgresse sont semblables à un groupe de gens qui, sur un bateau, tirent au sort ; certains se retrouvent sur la partie supérieure et les autres dans la partie inférieure. Quand ils puisent de l'eau pour boire, ceux qui se trouvent en-dessous passent à côté de ceux qui se trouvent au-dessus et finissent par se dire : si nous faisions un trou dans notre partie, de sorte à ne pas déranger ceux qui sont au-dessus ? Ainsi, si [les gens d’en haut] les laissent faire, tous périront tous, tandis que s'ils les en empêchent, tout le monde sera sauvé ».
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Parlez aux gens de ce qu’ils peuvent comprendre, voulez-vous que l'on démente Allah et Son Prophète ? »
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dis : Ô Messager d’Allah ! Pourquoi ne me confies-tu pas des responsabilités ? Il me tapa sur l’épaule avec la main et me dit : « Ô Abâ Dharr ! Tu es quelqu’un de faible ! C'est une responsabilité et, au Jour de la Résurrection, ce sera une source d’avilissement et de regret, sauf pour celui qui l’aura prise de façon légitime et qui se sera acquitté de ce qu’elle lui aura imposé ! »
Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô gens ! Vous lisez ce verset : {( Ô vous qui avez cru ! Vous n’avez à répondre que de vous-mêmes ! L’erreur d’autrui ne saurait en rien vous nuire si vous êtes dans le droit chemin ! )} [Coran : 5/105]. Et j’ai certes entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Lorsque les gens voient l’injuste [commettre l’injustice] et ne l’en empêchent pas, peu s'en faut qu'Allah ne les saisisse tous d'un châtiment venant de Lui. »
Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On placera à votre tête des chefs chez lesquels vous apprécierez certaines choses et en réprouverez d'autres. Celui qui détestera leurs agissements sera innocent, celui qui les condamnera sera sauvé, mais celui qui approuvera et suivra, sera coupable. – Ô, Messager d'Allah ! dirent-les Compagnons, ne devrons-nous pas les combattre ? – Non, dit le Prophète, pas tant qu'ils accomplissent la prière avec vous. »
Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J'ai prié la prière de l'après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d'entrer dans les appartements de l'une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l'égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu'une certaine quantité d'un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu'elle ne me retienne, j'ai ordonné qu'on la distribue. » Et dans une autre version : « J'avais laissé une certaine quantité d'un métal précieux issu de l'aumône et il me déplut qu'il passât la nuit chez moi. »
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'entrai chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec deux de mes cousins. L'un d'eux dit : « Ô, Messager d'Allah ! Place-moi à la tête d'une partie de ce dont Allah t'a donné le commandement ! l'autre dit la même chose - Par Allah ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut), jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire. »
Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ordonnez le bien et interdisez le blâmable ! Sans quoi, peu s'en faut qu'Allah ne vous envoie l'un de Ses châtiments ; vous L’invoquerez alors, mais Il ne vous exaucera pas. »
ʽÂ'idh ibn 'Amr entra chez 'Ubayd ibn Ziyâd et lui dit : « Ô, mon fils ! J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Les pires des bergers sont les brusques, fais attention à ne pas en faire partie ! - Il lui répondit : Assieds-toi donc ! Tu n'es rien d'autre qu'un piètre résidu des Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! - Il dit : avaient-ils seulement de piètres résidus ?! Les piètres résidus n'ont existé qu'après eux, et chez d'autres gens ! »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "Transmettez de ma part, ne serait-ce qu'un verset." La Da'wa n'est pas reservee aux savants. Chaque musulman peut partager ce qu'il sait avec sagesse, patience et bienveillance, en suivant les methodes prophetiques enseignees dans ces hadiths.
Telechargez gratuitement et ne manquez plus jamais une priere