Calculateur de Iddah gratuit. Calculez la période d'attente islamique (Iddah) pour le divorce, le décès du mari ou le Khul. Découvrez les types, les références coraniques (2:228, 2:234, 65:4), les règles et la sagesse de la Iddah.
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La Iddah (aussi écrit 'iddah ou iddat) est la période d'attente prescrite qu'une femme musulmane doit observer après la dissolution de son mariage, que ce soit par divorce (talaq), annulation (faskh), Khul' (séparation mutuelle) ou décès de son mari. Le mot "Iddah" vient de la racine arabe "'adda" signifiant compter, car la femme compte les jours ou les cycles menstruels de sa période d'attente.
La Iddah est ordonnée par Allah dans le Coran et n'est pas simplement une tradition culturelle. Elle sert plusieurs objectifs profonds : elle établit si la femme est enceinte (pour clarifier la filiation et la paternité), elle fournit une période de réflexion où la réconciliation peut être possible en cas de divorce révocable, et en cas de décès du mari, elle sert de période de deuil et de réflexion.
"Les femmes divorcées doivent observer une période d'attente de trois menstruations. Et il ne leur est pas permis de cacher ce qu'Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier."
- Sourate Al-Baqarah (2:228)
"Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer une période d'attente de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, nul grief à vous faire de la manière dont elles disposeront d'elles-mêmes de façon convenable."
- Sourate Al-Baqarah (2:234)
"Si vous avez des doutes sur la période d'attente de vos femmes qui n'espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n'ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d'attente se terminera à leur accouchement."
- Sourate At-Talaq (65:4)
La Iddah sert plusieurs objectifs importants dans le droit islamique. La sagesse principale est de déterminer si la femme est enceinte, ce qui est crucial pour établir la filiation de l'enfant (nasab) et déterminer le père. Cela protège les droits de l'enfant et du père biologique. En Islam, la filiation est sacrée et doit être préservée avec certitude.
Dans le cas du divorce révocable (talaq raj'i), la période de Iddah offre au couple l'opportunité de reconsidérer sa décision. Le mari a le droit de reprendre sa femme pendant cette période sans avoir besoin d'un nouveau contrat de mariage. Cette période de réflexion a sauvé de nombreuses familles d'une séparation permanente due à des désaccords temporaires. Le Coran souligne cela dans la sourate Al-Baqarah (2:228) : "Et leurs époux ont plus de droit de les reprendre pendant cette période s'ils désirent la réconciliation."
Pour la veuve, la Iddah de quatre mois et dix jours sert de période de deuil. Elle donne à la femme le temps de faire son deuil, de se remettre émotionnellement et de s'adapter à sa nouvelle situation avant d'envisager un remariage. La durée prolongée par rapport au divorce reflète la gravité de la perte d'un époux. Pendant cette période (appelée Ihdad), la femme évite les parures et le parfum par respect pour son mari décédé et la sainteté du lien conjugal.
Pendant la période de Iddah, la femme doit observer certaines règles. Elle ne peut pas se remarier ni accepter de demandes en mariage. En cas de décès du mari (Ihdad), elle doit éviter de porter du parfum, des bijoux, du maquillage et des vêtements colorés ou ornementaux. Elle doit rester au domicile conjugal. Le Coran dit dans la sourate At-Talaq (65:1) : "Ne les faites pas sortir de leurs maisons, et qu'elles n'en sortent pas, à moins qu'elles n'aient commis une turpitude prouvée."
Cependant, une femme en Iddah est autorisée à quitter sa maison pour des courses nécessaires, comme acheter des provisions, consulter un médecin ou travailler si elle n'a pas d'autre source de revenus. Pendant la Iddah de divorce, le mari est toujours financièrement responsable de son entretien (nafaqah), y compris la nourriture, les vêtements et le logement. Une femme en Iddah de décès de son mari n'a pas droit à la pension alimentaire de la succession pendant cette période, mais elle hérite de lui selon le droit successoral islamique.
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