الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il était en train de suivre le Prophète (sur lui la paix et le salut), lui portant un récipient d'eau pour ses ablutions et ses besoins naturels, lorsque celui-ci demanda : « Qui va là ? - C'est moi, Abû Hurayrah ! répondit ce dernier. - Il dit alors : Cherche-moi des pierres pour me nettoyer et ne m'apporte ni os, ni crottin ! » Je lui apportai des pierres dans un pan de mon habit et les déposai près de lui avant de m'écarter. Quand il eut terminé, je vins marcher avec lui et lui dis : « Pourquoi ne pas prendre les os et le crottin ? - Il répondit : Parce que ces deux choses servent de nourriture pour les djinns ! Or, une délégation des djinns de la ville de Naṣîbîn - et quels excellents djinns ils étaient - est venu me demander des vivres. Aussitôt, j'ai invoqué Allah pour eux afin qu'ils ne passent pas près d'un os ou d'un crottin sans y trouver de la nourriture. »
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « 'Umar demanda la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et des femmes de Quraysh s'y trouvaient, elles lui parlaient à haute voix et exigeaient davantage (de dons). Lorsque 'Umar demanda la permission d'entrer, elles se levèrent et se précipitèrent derrière le voile (ou se hâtèrent de porter le voile). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui donna l'autorisation d'entrer et se mit à rire. 'Umar dit : " Qu'Allah te donne le sourire, ô Messager d'Allah ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " J'ai été étonné par ces femmes qui étaient chez moi. Dès qu'elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées derrière le voile ! - 'Umar répondit : C'est toi, ô Messager d'Allah, qu'elles doivent plus craindre ! Puis, il ajouta : Ô ennemies de vos propres âmes ! Me craignez-vous et ne craignez-vous pas le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elles répondirent : Oui ! Tu es plus dur et plus sévère que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Le Diable ne te rencontre jamais sur un chemin sans qu'il n'emprunte un chemin autre que le tien ! " »
Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " L'extermination de ma communauté sera causée par le meurtre et la peste ! - On demanda : Ô Messager d'Allah ! En ce qui concerne le meurtre, certes, nous l'avons connu, mais qu'est-ce donc que la peste ? - Il répondit : C'est le fait d'être poignardé par vos ennemis parmi les djinns. Et dans les deux [catégories de mort], il y a des martyrs. " »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Lorsque le fils d'Adam récite un verset où il y a une prosternation et se prosterne, Satan s'isole en pleurant et s'exclame : " Ô Malheur à moi ! On a ordonné au fils d'Adam de se prosterner, et il s'est prosterné, et à lui Paradis ! Tandis qu'il m'a été ordonné de me prosterner, et j'ai refusé, et à moi l'Enfer ! " »
‘Abdullah ibn ‘Amr (qu'Allah l'agrée) relate que l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps [de la prière] du midi débute au moment où le soleil commence à décliner de son zénith et perdure jusqu'au moment où l’ombre de l’homme équivaut à sa taille, tant que le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi ne commence pas. Le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi perdure tant que le soleil ne pâlit pas. Le temps de la prière du couchant perdure tant que la couleur rougeâtre n'a pas disparu. Le temps de la prière du crépuscule perdure jusqu’à la moitié de la nuit. Et le temps de la prière de l'aube commence au lever de l’aube et se prolonge tant que le soleil ne s’est pas levé. Une fois le soleil levé, cesse de prier, car le soleil monte entre les deux cornes de Satan. »
Râfi' ibn Khadîj Al-Anṣârî al-Awsî (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque nous accomplissions la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib ») avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'une personne repartait, elle pouvait voir là où ses flèches tombaient. »
Une nuit, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) repoussa la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») - celle que l’on appelle : « Al-‘Atamah » - jusqu’à l’obscurité de la nuit. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne sortit pas, jusqu’à ce que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb ait dit : « Les femmes et les enfants se sont endormis ! » [Et dans une version : « … jusqu’à ce que la majeure partie de la nuit fut passée. »]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est sorti et a dit aux gens présents dans la mosquée : « Parmi les habitants de la Terre, nul autre que vous ne l’attend ! » [Et dans une version : « Telle est son heure, si je ne craignais de faire souffrir ma communauté ! » Et dans une autre version : « Si cela ne faisait pas souffrir ma communauté ! »]. Cela était avant que l’Islam ne se propage parmi les gens. Ibn Shihâb a dit : « On m’a dit que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Il ne vous appartient pas d’ordonner au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de faire la prière ! ", lorsqu’ ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb cria. »
Rafi' ibn Khadîj (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Retardez la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») car vos rétributions n'en seront que plus importantes - ou votre rétribution n'en sera que plus importante. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui accomplit une inclinaison de la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») avant que le soleil ne se lève, aura accompli la prière de l'aube dans son heure. Celui qui accomplit une inclinaison de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») avant que le soleil ne se couche, aura accompli la prière du milieu de l'après-midi dans son heure. »
Abû Sa’îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée), qui a participé à douze batailles en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « J’ai entendu du Prophète (sur lui la paix et le salut) quatre choses qui m'ont beaucoup plu. Il a dit : " La femme ne doit pas voyager sur une distance d’un ou deux jours sans être accompagnée de son mari ou d’un proche. Il est interdit de jeûner lors de ces deux jours : le jour de la rupture du jeûne [du mois de Ramadan] et le jour du sacrifice. Il ne faut pas prier après l’aube, jusqu’à ce que le soleil se lève, ni après la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), jusqu’à ce que le soleil se couche. On ne plie bagage que pour se rendre à trois mosquées : la Mosquée Sacrée (« Al-Masjid Al-Ḥarâm »), la mosquée la plus lointaine (« Al-Masjid Al-Aqṣâ ») et ma Mosquée-ci [la mosquée prophétique de Médine]. »
‘Uqbah ibn ‘Âmir Al-Juhanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Il y a trois moments au cours desquels le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous interdisait de prier et d’enterrer nos morts : lorsque le soleil apparaît, jusqu’à ce qu’il s’élève ; lorsque le soleil est au zénith, jusqu’à ce qu’il descende ; et lorsque le soleil s’apprête à se coucher, jusqu’à ce qu’il se couche. »
Jubayr ibn Muṭ’im (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’empêchez personne de tourner autour de cette Maison et d’y prier lorsqu’il le souhaite, quel que soit le moment du jour ou de la nuit. »
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux aubes : l'une dont la lueur s'élève comme une queue de loup, et qui ne permet pas de prier la prière de l'aube mais qui autorise à manger ; et une autre dont la lueur s'étend à l'horizon, qui permet de prier et interdit de manger. »
Yassâr, l'esclave d'ibn 'Umar a dit : « Ibn 'Umar m'a aperçu en train de prier après l'apparition de l'aube et m'a dit : " Ô Yassâr ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint à nous alors que nous étions en train d'effectuer cette même prière. Il nous dit alors : « Que le présent d’entre vous en informe l'absent : Ne priez, après l'apparition de l'aube, que deux prosternations ! " »
Abdullah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de se servir d'une cloche afin de réunir les gens à la prière, je rêvai la nuit même d'un homme qui portait une cloche dans sa main, je lui demandai alors : " Ô serviteur d'Allah, veux-tu vendre cette cloche ? - Il me dit : Qu'en feras-tu ? - Je répondis : Pour appeler à la prière. - L'homme dit alors : Puis-je t'indiquer un moyen meilleur que cela ? - Je lui répondis : - Bien sûr ! - Il dit : Vous n'avez qu'à appeler : Allâhu Akbar ! [Allah est plus Grand [que tout] !], Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ![J'atteste qu'il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh [J'atteste que Muḥammad est le Messager d'Allah], Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! [venez à la prière !] Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ![venez à la réussite !] Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! [il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] " Puis, il s'éloigna, pas trop loin de moi, et dit : " Lorsque tu veux annoncer que la prière est imminente, dis : Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh [la prière est accomplie !] Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh !" » Et dans une autre version : « S’il s’agit de la prière de l’aube, dit : "... Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm ! [la prière est meilleure que le sommeil !], Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm] Allâhu Akbar ! Allahu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! " » - A mon réveil, j'allai en informer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : " C'est une vision véridique, si Allah le veut. Va avec Bilâl et apprend-lui ce que tu as vu afin qu'il l'utilise pour l’appel à la prière (« Al-Adhân ») car sa voix est plus belle que la tienne ! " » Je partis avec Bilal (qu'Allah l'agrée) et je lui appris, puis il se mit à l'utiliser. Quand 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), qui se trouvait chez lui, entendit l'appel, il sortit traînant son vêtement en disant : « Au nom de Celui qui t'a envoyé avec la vérité, ô Messager d’Allah ! J'avais vu ce qu'il a vu ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « A Allah revient la louange ! ».
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Fait partie de la tradition prophétique le fait que le muezzin dise : " Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm ! [la prière est meilleure que le sommeil !] " après avoir dit, lors de l'appel à la prière de l'aube : " Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! [venez à la réussite !] " »
Abû Juḥayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu Bilâl appeler à la prière, et je suivais le mouvement de sa bouche lorsqu’il se tournait de ce côté-ci et de ce côté-là, tout en ayant les doigts dans les oreilles. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait dans une tente rouge en cuir, puis Bilâl passa devant lui à côté d’un piquet qu’il avait plantée à : "Al-Abṭaḥ". Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria face au piquet, vêtu d’une tunique rouge, un chien et un âne passèrent alors devant lui mais au-delà du piquet. Il me semble encore voir la blancheur de ses jambes. » Et dans une autre version : « J’ai vu Bilâl sortir en direction de : "Al-Abṭaḥ" et faire l’appel à la prière. Lorsqu’il disait : " Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! ", Il tournait uniquement son cou de droite à gauche et non tout son corps. »
Ja'far ibn Muḥammad relate d'après son père, qui dit : « Nous vînmes voir Jâbir ibn 'Abdillah, qui s'enquérait des visiteurs, jusqu'à ce que vint mon tour. Je dis : " Je me nomme Muḥammad ibn 'Alî ibn Ḥusayn. " Il posa sa main sur ma tête, puis déboutonna le bouton supérieur puis l'inférieur et mis sa main sur ma poitrine, alors que je n'étais qu'un jeune enfant à cette époque. Il dit : " Sois le bienvenu, ô fils de mon frère ! Demande ce que tu veux ! " Je le questionnais, alors qu'il était aveugle, lorsque l'heure de la prière sonna. Il se leva enveloppé d'un tricot. A chaque fois qu'il le mettait sur son épaule, il retroussait son extrémité vers lui à cause de sa petitesse. Sa cape se trouvait à ses côtés sur un piquet. Il dirigea notre prière. Puis je lui dis : " Enseigne-moi le Pèlerinage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Il montra sa main, dont il replia neuf doigts et dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est resté neuf ans sans faire le Pèlerinage puis, la dixième année, il informa les gens qu'il allait faire le Pèlerinage. Beaucoup de gens vinrent à Médine dans l'espoir de suivre et de copier le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Nous partîmes avec lui et lorsque que nous arrivâmes à Dhul Ḥulayfah, Asmâ' bint 'Umays Muḥammad ibn Abû Bakr accoucha. Elle envoya une personne questionner le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) [afin de savoir] comment elle devait agir. Il répondit : " Fais les grandes ablutions, protège tes parties de l'écoulement de sang et mets-toi en état de sacralisation ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria dans la mosquée puis monta et s'en alla sur sa chamelle Al-Qaṣwâ', jusqu'à ce qu'elle eut atteint Al-Baydâ'. J'observais alors des marcheurs et des cavaliers à perte de vue, devant lui, à sa droite, à sa gauche et derrière lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous alors que le Coran lui était révélé, et il connaissait sa signification. Il n'a point fait une chose sans que nous ayons fait de même. Il prononça à voix haute le témoignage de l'Unicité en disant : " Je réponds à ton appel, Ô Allah ! Je réponds à ton appel ! Je réponds à ton appel ! Tu n'as pas d'associés ! Toutes les louanges et tous les bienfaits te reviennent, ainsi que la Royauté. Tu n'as pas d'associé ! ". Les gens prononcèrent quant à eux, la formule d'unicité qu'ils avaient coutume de dire, sans que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne dise quoi que ce soit. Quant à lui, il continua de prononcer sa formule. Jâbir dit : "Nous fîmes la sacralisation pour le Pèlerinage, car nous ne connaissions pas la 'Umrah". Lorsque nous arrivâmes à la Ka'bah avec lui, Il toucha le coin où se trouvait la pierre noire puis marcha rapidement trois tours et quatre tours à une allure ordinaire. Puis, il s'en alla vers le lieu où se trouvaient les empreintes d'Ibrahim (sur lui la paix) et récita : {( Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout )} [Coran : 2/125]. Il laissa le lieu où se trouvaient les empruntes entre lui et la qiblah et pria deux unités de prière. Puis mon père dit - et je ne crois pas qu'il ait évoqué autre que le Messager d'Allah - : " Il récita dans les deux unités de prière : {( Dis : « Il est Allah, Unique...)} [Coran : 112] et {( Dis : « Ô vous les infidèles...)} [Coran : 109], puis il revint vers le coin de la pierre noire, qu'il toucha, puis sortit par la porte donnant sur le mont Aṣ-Ṣafâ. Lorsqu'il s'en approcha, il récita : {( Aṣ-Ṣafā et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah )} [Coran : 2/158)} et dit : "Je commence là où Allah a commencé ! ". Il commença par le mont Aṣ-Ṣafâ, qu'il escalada jusqu'à voir la Ka'bah. Il se mit en sa direction, proclama l'Unicité d'Allah, dit : "Allah est plus grand [que tout] ! " et : " Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la Seigneurie et les Louanges et Il est certes capable de toute chose. Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, Il a tenu Son engagement, Il a donné victoire à Son serviteur et mit en déroute les coalisés à Lui Seul !" Il répéta cela trois fois, en prenant soin d'invoquer entre chaque. Puis il descendit en direction du mont Al-Marwah et lorsqu'il atteint le creux de la vallée, il accéléra jusqu'à remonter, puis marcha normalement. Lorsqu'il arriva au mont Al-Marwah, il agit tout comme il fit au mont Aṣ-Ṣafâ. Il répéta ceci jusqu'à finir son dernier tour au mont Al-Marwah. Il dit alors : " Si je pouvais revenir dans le passé, je n'aurais pas apporté la bête de sacrifice avec moi et j'aurais converti mon Pèlerinage en 'Umrah. Celui d'entre vous qui n'a pas apporté sa bête de sacrifice, qu'il se désacralise et commue son Pèlerinage en 'Umrah". Surâqah ibn Mâlik ibn Jash'am se leva alors et dit : " Ô Messager d'Allah, cette pratique est-elle spécifique à cette année ou pour tout le temps ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entrecroisa ses doigts et répéta deux fois : " J'ai fait entrer la 'Umarah dans le Pèlerinage " et il dit : " Pour tout le temps ! " 'Alî arriva du Yémen avec les bêtes de sacrifice du Prophète (sur lui la paix et le salut) et vit Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) en état de désacralisation, vêtue d'un habit coloré et avec du kohl dans les yeux. Il lui reprocha cela. Elle lui répondit : " Mon père m'a ordonné d'agir ainsi ! " Il dit : " 'Alî a dit alors qu'il était en Irak : "Je partis voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me plaindre des agissements de Fâṭimah et afin de le questionner sur la véracité des propos qu'elle lui avait attribués. Je l'informais que je luis avais reproché ses agissements, ce à quoi il répondit : " Elle a dit vrai ! Elle a dit vrai ! Quel type de rite as-tu prononcé lors de ta sacralisation ? - Il dit : J'ai dit : Ô Allah, je choisis le rite choisi par Ton Messager. - Il dit : J'ai apporté mes bêtes de sacrifice, reste donc en état de sacralisation ! "Il dit : " 'Alî apporta avec lui du Yémen cent bêtes pour le Prophète (sur lui la paix et le salut)." Il dit : " Les gens se désacralisèrent et coupèrent leurs cheveux, excepté le Prophète (sur lui la paix et le salut) ainsi que tous ceux qui avaient apporté leur bête de sacrifice. Le jour où l'on fait les réserves d'eau (« Yawmu-t-tarwiyah »), les pèlerins partirent en direction de Minâ et se mirent en état de sacralisation pour le Pèlerinage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta sa chamelle et pria à Minâ la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib »), du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Il resta un peu de temps, jusqu'au lever du soleil, et ordonna qu'on lui prépare une tente faite de poils de chameaux à Namirah. Lorsqu'il se mit en route, les Quraysh étaient persuadés qu'il s'arrêterait au lieu sacré, comme ils faisaient à l'ère préislamique. Or, il poursuivit son chemin (sur lui la paix et le salut) jusqu'à 'Arafah. Il trouva la tente prête à Namirah et y demeura jusqu'à ce que le soleil descende son zénith. Il ordonna qu'on lui prépare sa chamelle Al-Qaṣwâ' et s'en alla jusqu'au creux de la vallée, où il prêcha les gens et dit : " Votre sang et vos biens sont interdits les uns aux autres, autant que votre jour-ci, votre mois-ci et votre lieu ci sont interdits..." (والباقي للترجمة)
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupa la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») : il a accompli la prière du couchant en trois unités de prière et la prière du crépuscule en deux, avec un seul appel pour annoncer le début la prière (« al-Iqâmah ») . »
‘Uthmân ibn Abî Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée) relate qu’il demanda : « Ô Messager d’Allah ! Désigne-moi comme imam auprès des miens ! - Il répondit : Tu es leur imam ! Adapte-toi au plus faible d’entre eux et prends un muezzin qui ne prend pas de salaire pour appeler à la prière ! »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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