الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux. Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire la prière surérogatoire de la matinée, alors que moi, je l'accomplissais. »
Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée) relate que lorsqu’il vit des gens qui accomplissaient la prière de la matinée, il dit : « Ne savent-ils pas que la prière est plus méritoire à un autre moment ? Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a certes dit : "La prière de ceux qui reviennent sans cesse à Allah a lieu lorsque les chamelons se brûlent !" »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière en commun surpasse celle que l'un d'entre vous fait seul de vingt-cinq parties et les Anges de la nuit ainsi que ceux du jour se réunissent à la prière de l'aube. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lisez, si vous le voulez, la partie du verset : {( car la Lecture à l’aube a des témoins )} [Coran : 17/78]. »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une personne aveugle vint trouver le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et dit : " Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas de guide pour me conduire à la mosquée ! " Il demanda alors au Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) de lui accorder la facilité de prier dans sa demeure et il la lui accorda. Au moment où l’aveugle tourna le dos pour s'en aller, il l’appela et lui demanda : « Est-ce que tu entends l’appel à la prière ? - « Oui » dit l’aveugle. « Alors, réponds-y ! »
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque entend l’appel et ne s’y rend pas n’aura pas prié, sauf s’il a une excuse ! »
Jâbir ibn Yazîd ibn Al-Aswad relate que son père pria avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lorsqu’il était jeune. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina de prier, il vit dans un coin de la mosquée deux hommes qui n’avaient pas prié. Il les fit appeler et on les amena jusqu’à lui, alors qu’ils tremblaient des épaules. Il leur demanda : « Qu’est-ce qui vous a empêché de prier avec nous ? » Ils répondirent : « Nous avons déjà prié chez nous. » Il leur dit alors : « N’agissez pas de la sorte ! Lorsque quelqu’un prie chez lui et rejoint ensuite l’imam qui n’a pas fini de prier, qu'il prie avec lui ; elle lui sera certes comptée comme prière surérogatoire. »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta à cheval puis en tomba et s'écorcha le flanc droit. Il accomplit l'une des prières prescrites en étant assis, et nous priâmes derrière lui de la sorte. Quand il termina la prière, il déclara : « L'imam a été institué pour qu'on le suive ! Quand il prie debout, priez debout ! Quand il s'incline, inclinez-vous ! Quand il se redresse, redressez-vous ! Quand il dit : "Qu'Allah exauce celui qui Le loue !", répondez : "Ô notre Seigneur, à Toi la louange !" S'il prie debout, priez debout ! Et s'il prie assis, priez tous assis ! »
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) constata que ses Compagnons avaient tendance à se tenir en retrait. Il leur dit alors : "Avancez et suivez-moi ! Et que ceux derrière vous, vous suivent ! Les gens ne cessent de se tenir en retrait jusqu'à ce que ce soit Allah qui les laisse en retrait !" »
Zayb ibn Thâbit (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'était fait, à l'aide de joncs, une pièce dans laquelle il s'isolait dans la mosquée. Il y pria pendant plusieurs nuits, si bien que les gens se rassemblèrent autour de lui. Une nuit, n'entendant pas sa voix, ils pensèrent qu'il dormait et l'un d'entre eux se mit à tousser pour le faire sortir. Il dit alors : "Vous n'avez cessé de faire ce que je vous ai vus faire, au point où j'ai craint qu'on ne vous l'impose, et si on vous l'imposait, vous ne l'assumeriez pas. Priez donc dans vos demeures, ô, gens ! Car la meilleure prière que l'homme puisse accomplir est celle qu'il fait chez lui, sauf s'il s'agit d'une prière obligatoire !" »
Ubaydullâh ibn 'Abdillâh ibn 'Utbah relate : « Je suis entré chez ʽÂ'ishah et j'ai demandé : "Pourrais-tu m'évoquer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il tomba malade ? - Oui, dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Nous le fîmes donc et il se lava. Essayant ensuite de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : " Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ô, Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô, Messager d'Allah !" Les gens étaient dans la mosquée, à attendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour la prière du crépuscule. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya alors quelqu'un pour dire à Abû Bakr de diriger la prière. Lorsque l'envoyé en question arriva à lui, il dit : "Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'ordonne de diriger la prière !" Abu Bakr, qui était un homme sensible, dit alors : "Ô, 'Umar ! Dirige la prière !" Mais 'Umar lui répondit : "Tu en es plus digne ! " Abu Bakr dirigea donc la prière pendant plusieurs jours, puis, se sentant mieux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour la prière du midi, soutenu par deux hommes - dont l'un était Al-'Abbâs - alors qu'Abû Bakr était en train de diriger la prière. A sa vue, Abû Bakr voulut reculer, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui fit signe de ne pas reculer et dit : "Asseyez-moi à côté de lui !" Ils l'asséyèrent donc à côté d'Abû Bakr. » Il dit : « Abu Bakr se mit à prier en suivant la prière du Prophète (sur lui la paix et le salut), et les gens suivaient la prière d'Abû Bakr, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était assis." » 'Ubaydullâh dit : « J'entrai ensuite chez Ibn 'Abbâs et dis : "Veux-tu que je t'expose ce que ʽÂ'ishah m'a relaté à propos du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il était malade ? - Il dit : Raconte !" - Je lui rapportai donc ce qu'elle m'avait relaté. Il n'en démentit rien, mais me demanda simplement : "T'a-t-elle donné le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbâs ? - Non, répondis-je. - Il dit : Il s'agit de ʽAli ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée)." »
Abû Mas'ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme dit : "Ô, Messager d'Allah ! Je ne viens que très peu à la prière, tellement untel s'attarde quand il nous dirige ! " Je n'avais jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettre dans une telle colère pour exhorter les gens, quand il dit : "Ô, vous les gens ! Vous faîtes fuir les autres ! Celui qui dirige la prière pour les gens doit l'écourter, car parmi eux se trouvent le malade, le faible et celui qui est pressé !" »
Ayyûb relate, d'après Abû Qilâbah, d'après 'Amr ibn Salamah : « Abu Qilâbah m'a dit : "Ne vas-tu pas à sa rencontre pour l'interroger ?" - C'est à dire : interroger 'Amr ibn Salamah - J'allai donc à sa rencontre et l'interrogeai. Il me dit alors : "Nous vivions près d'un point d'eau, par lequel les gens avaient l'habitude de passer. Ils passaient par chez nous sur leurs montures et nous leur demandions : 'Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qui est cet homme ?' Et ils nous répondaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé, qu'Allah lui a accordé la Révélation !', ou : 'Allah a révélé telle et telle chose !' C'est alors que je mémorisais ces paroles, qui semblaient s'encrer dans ma poitrine. Aussi, les Arabes tardaient à accepter l'Islam, guettant la victoire. Ils se disaient : 'Laissez-le, lui et les siens. S'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !' Quand eut lieu la victoire, donc, chaque groupe s'empressa d'accepter l'Islam. Mon père fut le premier de mon clan à devenir musulman et, quand il revint, il dit : 'Par Allah ! Je vous reviens assurément de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et il a dit : 'Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !' Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne connaissait une plus grande partie du Coran que moi, car j'apprenais auprès des voyageurs. Ils me placèrent donc devant eux, alors que j'avais six ou sept ans. J'étais couvert d'un manteau qui devenait trop court quand je me prosternais, au point où une femme de la tribu dit : 'N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!' Ils achetèrent de quoi me découper une robe, qui me rendit heureux comme jamais !" »
Abû Mas’ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que dirige les gens en prière celui d'entre eux qui connaît le mieux le Livre d'Allah ! S'ils se valent tous dans la connaissance [du livre], alors celui qui a la plus grande connaissance de la Sunnah. S'ils se valent tous dans la connaissance de la Sunnah, alors celui qui a fait l'hégire le plus tôt. Et s'ils ont tous fait l'hégire en même temps, alors celui d'entre eux qui est musulman depuis le plus longtemps. Qu'aucun homme ne dirige un autre dans la prière là où celui-ci a autorité et qu'il ne s'assoie pas chez lui à sa place d'honneur, sauf avec sa permission ! »
Abû Hurayrah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les meilleurs rangs des hommes sont les premiers et les pires sont les derniers ; les meilleurs rangs des femmes sont les derniers et les pires sont les premiers !" »
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que je passais la nuit chez Maymûnah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, accomplit ses besoins, se lava le visage et les mains et dormit. Puis, il se leva de nouveau, saisit la gourde et en défit le lien. Il fit alors une ablution moyenne, sans trop en faire mais tout en la faisant entièrement. Puis, il se tint debout pour prier. Je me levai alors et je m’écartai, car je ne voulais pas qu’il se rende compte que je l’observais, et je fis mes ablutions. Lorsqu’il se tint debout pour prier, je me plaçai à sa gauche. Il m’a alors saisi par l’oreille et me fit tourner pour me placer à sa droite. Il effectua treize cycles [de prière]. Ensuite, il s’allongea et dormit jusqu’à souffler. Lorsque Bilâl fit l’appel à la prière, il pria sans refaire ses ablutions. Il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière ! »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai prié en compagnie d'un orphelin derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), dans notre demeure, et ma mère, Umm Sulaym, se tenait derrière nous. »
Al-Ḥassan (qu'Allah l'agrée) relate : « Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) arriva tandis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en inclinaison, il s'inclina alors sans même avoir rejoint le rang, puis marcha jusqu'à l'atteindre. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina sa prière, il demanda : « Qui d'entre vous s'inclina avant de parvenir au rang, puis marcha vers celui-ci ? - Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) répondit : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas ! »
Wâbiṣah ibn Ma'bad Al-Juhanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vit un homme prier seul derrière le rang, il lui ordonna alors de renouveler sa prière. »
Ubay ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea un jour dans la prière de l'aube et dit : " Est-ce qu'untel est présent ? - Non ! dirent-ils. - Il dit : Est-ce qu'untel est présent ? - Non ! dirent-ils. - Il dit : Ces deux prières sont les plus pénibles pour les hypocrites ! Et si vous saviez ce qu'elles renferment, vous vous y rendriez même en vous traînant sur les genoux ! Le premier rang est tel le rang des Anges et si vous connaissiez son mérite, vous vous y précipiteriez ! La prière qu'un homme fait avec un autre est plus méritoire que celle qu'il fait tout seul et la prière qu'il fait avec deux hommes est plus méritoire que celle qu'il fait avec un seul homme. Et plus ils sont nombreux, plus Allah, Exalté soit-Il, aime." »
Umm Waraqah bint ‘Abdillah ibn Al-Ḥârith Al-Anṣârî relate qu'elle avait mémorisé l'intégralité du Coran et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait ordonné de diriger les gens de son foyer dans la prière. Elle avait un muezzin et dirigeait donc les gens de son foyer dans la prière.
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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