الفضائل والآداب
503 Hadith
L'Islam accorde une importance capitale aux bonnes manieres et aux vertus morales. Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai ete envoye pour parfaire les nobles caracteres."
Ousâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Je n’ai pas laissé derrière moi une tentation plus préjudiciable pour les hommes que les femmes. »
Abû Kabshah 'Amr ibn Sa'd Al-Anmârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je vous jure trois choses et je vais vous évoquer un récit, retenez-les donc : L'aumône que fait un serviteur n'a jamais diminué ses biens. Il n'est pas un serviteur ayant subi une injustice qui ait fait preuve de patience sans qu'Allah ne lui ait ajouté de la considération. Et il n'est pas un serviteur ayant ouvert la porte de la mendicité sans qu'Allah ne lui ait ouvert la porte de la pauvreté - ou quelque chose de similaire. Je vais vous évoquer un récit, retenez-le donc : ce monde se divise en quatre catégories de gens : - La première est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé des biens et une science. Il craint son Seigneur lorsqu'il dépense de ses biens, il s'en sert pour entretenir les liens de parenté et sait qu'Allah a un droit sur ses biens. Cette personne occupe la position la plus élevée. - La seconde catégorie est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé une science mais pas de biens. Cependant, il est véritablement sincère quand il dit : " Si je possédais des biens, j’œuvrerais comme untel a œuvré ! " Par son intention, il aura la même récompense que le précédent. - La troisième est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé des biens mais pas de science. Il dépense ses biens de manière irraisonnée, sans craindre son Seigneur dans ce qu'il dépense et sans même s'en servir afin de renforcer ses liens de parenté. Il ne reconnaît à Allah aucun droit sur cet argent. Celui-ci occupe la plus déplorable des positions. - Enfin la quatrième catégorie est celle d'un serviteur auquel Allah n'a accordé ni biens ni science et qui dit : " Si je possédais des biens, j’œuvrerais à l'instar d'un tel ! " Du fait de sa mauvaise intention, il se verra inscrire des péchés identiques à ceux du précédent. »
Ubaydallah ibn Miḥṣan al-Anṣârî Al-Khaṭmî (qu'Allah l'agrée) relate : « Celui d’entre vous qui se réveille le matin ne souffrant d’aucun mal dans son corps, en sécurité parmi les siens et possédant la nourriture de sa journée, c’est comme si l’on avait amassé pour lui tous les biens de ce bas monde. »
Abû Rib'î Ḥanẓalah ibn Rabî' AAl-Usayyidî (qu'Allah l'agrée), l'un des scribes du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) me rencontra et demanda : " Comment vas-tu, ô Ḥanẓalah ? - Je répondis : Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie ! - Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) s'exclama : Gloire et Pureté à Allah ! Que dis-tu là ? - J'expliquai : Quand nous sommes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il nous rappelle l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous quittons le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) déclara : " Par Allah ! Nous avons le même problème ! " Je partis avec Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) et nous entrâmes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie, ô Messager d'Allah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : De quoi s'agit-il ? - Je répondis : - Ô Messager d'Allah ! Quand nous sommes avec toi, tu nous rappelles l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous te quittons, nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " Par Celui qui détient mon âme en Sa Main, si vous demeuriez dans le même état qu'en ma compagnie et durant le rappel, les Anges vous serreraient la main dans vos lits et sur vos chemins. Cependant, ô Ḥanẓalah ! Il y a un temps pour chaque chose. " Il le répéta à trois reprises. »
Abû Khubayb ‘Abdullah ibn Az-Zubayr relate : « Peu avant la bataille du chameau, Az-Zubayr m’appela. Je me rendis auprès de lui et il me dit : " Mon fils ! Quiconque est tué aujourd’hui sera soit injuste, soit victime d’une injustice. Et je me vois déjà mourir aujourd’hui, victime de leur injustice. Mon plus grand souci concerne mes dettes. Crois-tu qu’il nous restera quelques biens après le paiement de nos dettes ? " Puis, il ajouta : " Mon fils ! Vends nos biens et paie ma dette. " Ensuite, Az-Zubayr ordonna que le tiers de son héritage soit légué, un tiers de ce legs devant revenir aux fils de ‘Abdullah ibn Az-Zubayr. Il a dit : " S’il reste quelque chose de nos biens après le paiement de nos dettes, un tiers [du legs] sera partagé entre tes fils. " (Hichâm, [l’un des narrateurs] ajouta : " Quelques-uns des fils de ‘Abdullah - comme Khubayb et ‘Abbâd - avaient le même âge que les fils d’Az-Zubayr. ‘Abdullah avait à cette époque neuf fils et neuf filles. "). ‘Abdullah poursuivit : " Il ne cessa de me faire des recommandations au sujet de ses dettes en disant : ' Mon fils ! Si tu éprouves une quelconque difficulté à rembourser mes dettes, demande l’aide de mon Maître. ' Par Allah, je ne comprenais pas ce qu’il signifiait par-là, alors je lui demandai : Père ! Qui est ton Maître ? - Allah ! répondit-il. Par Allah ! Chaque fois que j’avais un souci au sujet d’une dette, j’implorais Allah en disant : Ô Maître d’Az-Zubayr ! Honore sa dette à sa place ! et Il l’honorait. " ‘Abdullah ajouta : " En effet, Az-Zubayr mourut [lors de la bataille]. Il ne laissa pas d’argent, mais deux terres, dont « Al-Ghâbah » [une terre immense près de Médine], onze maisons à Médine, deux à Baṣorah, une à Koufah et une autre en Egypte. Il s’était endetté car, lorsqu’un homme venait lui confier son argent, Az-Zubayr lui disait : ' D’accord, mais à condition que cela soit un prêt [et non un simple dépôt] car je crains de le perdre. ' A aucun moment l’administration d’une province ne lui fut confiée ou la collecte des impôts mais [ses richesses provenaient du butin qu’il recevait] de ses expéditions militaires avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar ou ‘Uthmân (qu’Allah les agrées)." ‘Abdullah poursuivit : " J’ai compté ses dettes : elles s’élevaient à deux millions deux cent mille ! " Puis, Ḥakîm ibn Ḥizâm rencontra ‘Abdullah ibn Az-Zubayr et lui demanda : " Mon neveu ! A combien s’élève la dette de mon frère ? " J’en cachai le vrai montant et lui dit : " Cent mille ! - Ḥakîm dit : Par Allah ! Je ne pense pas que vos biens suffisent pour les couvrir. - Je lui répondis : Que dirais-tu si la dette s’élevait à deux millions deux cent mille ? - Il répondit : Je ne pense pas que vous soyez capables d’honorer ses dettes. Si vous en êtes incapables, demandez-moi de vous aider ! " Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait acheté « Al-Ghâbah » pour cent soixante-dix mille. ‘Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Ensuite, il interpella les gens : " Que celui à qui Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) devait de l’argent accepte [une partie de] « Al-Ghâbah » en remboursement ! " ‘Abdullah ibn Ja’far (qu’Allah l’agrée), à qui Az-Zubayr devait quatre cent mille, vint et lui dit : " Si vous le voulez, j’annule cette dette. - Non, répondit ‘Abdullah (qu’Allah l’agrée). - Si vous le voulez, vous pouvez en ajourner le remboursement, insista ‘Abdullah ibn Ja’far. - Non, persista ‘Abdullah. - Dans ce cas, donnez-moi une parcelle de cette terre ! conclut ‘Abdullah ibn Ja’far. " ‘Abdullah lui en attribua une partie. Il vendit d’autres parcelles, remboursant ainsi les dettes de son père. Il en resta quatre parts et demie. Ensuite, il se rendit chez Mu’âwiyah où se trouvaient ‘Amr ibn ‘Uthmân, Al-Mundhir ibn Az-Zubayr et ibn Zam’ah (qu’Allah les agrées). Mu’âwiyah (qu’Allah l’agrée) l’interrogea : " A combien s’est vendue « Al-Ghâbah » ? - Cent mille chaque parcelle, répondit-il. - Combien reste-t-il de parcelles ? Demanda Mu’âwiyah. - Quatre parts et demie, répondit-il. - J’achète une part pour cent mille, dit Al-Mundhir ibn Az-Zubayr. - J’achète moi aussi une part pour cent mille, déclara ‘Amr ibn ‘Uthmân. - J’achète également une part pour cent mille, affirma ibn Zam’ah. - Combien en reste-t-il maintenant ? Demanda Mu’âwiyah. - Une part et demie, répondit ‘Abdullah. - Je la prends pour cent cinquante mille ! dit Mu’âwiyah. " Plus tard, ‘Abdullah ibn Ja’far vendit sa part à Mu’âwiyah pour six cent mille. Lorsque ’Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) eut remboursé toutes ses dettes, les fils d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demandèrent leur part de l’héritage. Il leur répondit : " Par Allah ! Je ne le ferai qu’après avoir interpellé les gens, au cours de quatre Pèlerinages consécutifs, en ces termes : ' Ecoutez bien ! Que celui à qui Az-Zubayr doit quelque chose vienne pour que nous le remboursions. ' Et effectivement, il le fit durant quatre Pèlerinages, puis il répartit l’héritage entre les héritiers d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) après en avoir légué le tiers. Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait quatre femmes. Chacune d’elles reçut un million deux cent mille. L’ensemble des biens d’Az-Zubayr s’élevait donc à cinquante millions deux cent mille.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Facilitez et ne rendez pas difficile ! Annoncez de bonnes nouvelles et ne faites pas fuir ! »
Zayd ibn Arqam (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, l’avarice, la sénilité et le châtiment de la tombe. Ô Allah ! Accorde à mon âme sa piété et purifie-la, car Tu es le Meilleur qui puisse la purifier, Tu es son allié et son maître. Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre un savoir qui n’est pas bénéfique, contre un cœur qui ne se recueille pas, contre une âme qui ne se rassasie pas et contre une invocation qui n’est pas exaucée. »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait [pour dormir], il soufflait dans ses mains, récitait les [sourates] protectrices du Coran, puis passait ses deux mains sur son corps. Et dans une autre version, [celle de Al-Bukhârî] : « Chaque nuit, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettait au lit, il plaçait ses mains jointes devant sa bouche, puis soufflait dedans et y récitait les trois dernières sourates protectrices : {(Dis : Il est Allah, L’Unique…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes…)}. Ensuite, il passait ses mains sur son corps, autant qu’il le pouvait en passant sur sa tête, son visage et en terminant par le reste de son corps, et il répétait cela trois fois.
Anas Ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettait au lit, il disait : « Louange à Allah qui nous a nourris, nous a abreuvés, nous suffit et nous abrite ! Et combien de gens n’ont personne pour leur suffire ou les abriter ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) disait : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre la faim, car c’est un bien mauvais compagnon de lit et je me réfugie auprès de Toi contre la traîtrise, car c’est un bien mauvais caractère ! »
‘Alî (qu’Allah l’agrée) relate qu’un affranchi contractuel vint lui dire : « Je n’arrive pas à payer la somme de mon contrat, aide-moi ! » Alors, il lui dit : « Ne t’apprendrai-je pas des paroles que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a apprises ? Même si tu avais une montagne de dettes, Allah t’en débarrasserait ! Dis : « Ô Allah ! Fais que ce que Tu as autorisé me permette de me passer de ce que Tu as interdit, et rends-moi indépendant de tout autre que Toi ! »
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) préférait les invocations concises et générales, et il délaissait le reste. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Alors qu'un homme marchait vêtu d'un ensemble, plein de vanité, la tête peignée et se pavanant, Allah l'engloutit. Si bien qu'il s'enfoncera dans la terre jusqu'au Jour de la Résurrection. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Trois invocations sont exaucées sans aucun doute : l’invocation de l’opprimé, l’invocation du voyageur et l’invocation du parent contre son enfant. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Au Jour de la Résurrection, il y a trois catégories de gens auxquels Allah n’adressera pas la parole, Il ne les purifiera pas et ils auront un châtiment douloureux : un vieillard adultère, un roi menteur et un pauvre orgueilleux ».
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que ‘Ali ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) sortit de chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il souffrait [de la maladie] qui l’a emporté ; les gens lui demandèrent : « Ô Aba-l-Hassan ! Comment était le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ce matin ? -Il dit : Il était, par la grâce d’Allah, guéri ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort. » Dans une autre version il ajoutait : « [Contre] Le poids écrasant des dettes et la domination des hommes. »
‘Alî ibn abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Dis : Ô Allah ! Guide-moi et accorde-moi la justesse ! » Et dans une version : « Ô Allah ! Je te demande la guidée et la justesse. »
Abû Hurayrah (qu'Allah agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le nom le plus infâme auprès d'Allah est celui d'un homme qu'on appelle : " le roi des rois ", alors qu'il n'y a de Roi qu'Allah ! » Et dans une [autre] version : « L'homme qui provoquera le plus le courroux d'Allah, au Jour de la Résurrection, le plus vil contre lequel Allah sera le plus en colère est un homme qu'on appelait : " le roi des rois ", alors qu’il n'y a de Roi qu'Allah ! » Sufyân a dit : « C'est comme Shâhân Shâh ! » Et Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « J’ai questionné Abû 'Amr sur le sens de : le plus infâme (« Akhna' »), et il a répondu : « le plus rabaissé. »
Khawlah bint Ḥakîm As-Soulamiyyah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Quiconque fait une halte à un endroit et dit : "Je cherche protection par les paroles parfaites d'Allah contre le mal qu'Il a créé." Rien ne lui portera préjudice jusqu'à ce qu'il quitte cet endroit. " »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a accorde une place centrale au bon comportement. Il a dit que les croyants les plus complets en foi sont ceux qui ont le meilleur caractere. Ces hadiths couvrent la bienveillance, la patience, la generosite, l'honnetete, le respect des parents, la bonte envers les voisins et bien d'autres vertus essentielles.
Au-dela des actes d'adoration, l'Islam forme une personnalite equilibree et vertueuse. Ces hadiths sont un guide pratique pour developper les qualites qui plaisent a Allah : la douceur dans la parole, la maitrise de la colere, la compassion envers les faibles et la justice dans toutes les situations.
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