الفضائل والآداب
503 Hadith
L'Islam accorde une importance capitale aux bonnes manieres et aux vertus morales. Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai ete envoye pour parfaire les nobles caracteres."
‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) relate qu’on apporta un butin - ou des captifs [doute du rapporteur] - au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui le partagea, en donnant à certains et en privant d’autres. Il (sur lui la paix et le salut) apprit que ceux qui n’avaient rien reçu s’en plaignirent. Alors, il loua Allah, Le glorifia puis dit : « Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à un homme et je prive un autre, or celui que je prive est plus cher à mes yeux que celui à qui je donne. En effet, je ne donne à certains qu’à cause de l’angoisse et de l’inquiétude que je devine dans leurs cœurs, tandis que d’autres je les confie à ce qu’Allah a placé dans leurs cœurs comme richesse d’âme et bonté. Et parmi ces gens-là, il y a ‘Amr ibn Taghlib. » ‘Amr (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Par Allah ! Je n’échangerais en rien ces paroles du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), pas même contre des chamelles brunes. »
Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le Feu [de l’Enfer] ne touchera pas deux types d’œil : un œil qui a pleuré par crainte d’Allah et un œil qui a passé la nuit à monter la garde dans la voie d’Allah. »
Ka'b ibn 'Iyâḍ (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " À chaque communauté sa tentation et la tentation de ma communauté sera l’argent." »
Usâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus, attendant leur sort, à l’exception de ceux destinés à l’Enfer qui y étaient déjà précipités. Je me suis tenu devant la porte de l’Enfer, et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Un homme avait l'habitude de prêter de l'argent aux gens. Il disait à son servant : ' Si tu rencontres une personne en difficulté, sois conciliant ! Peut-être qu’Allah le sera avec nous. ' Et lorsqu’il rencontra Allah, Il fut conciliant avec lui. "
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Tous les membres de ma nation seront pardonnés à l’exception de ceux qui divulguent leurs péchés. Relève de cette catégorie le fait qu'un homme accomplisse quelque chose de nuit et que, une fois arrivé au matin, bien qu'Allah ait couvert ses méfaits, il dise : " Ô untel ! La nuit dernière, j’ai commis telle chose et telle chose ! " Son Seigneur l’avait pourtant couvert durant la nuit, mais voilà qu'au beau matin, celui-ci dévoile ce qu’Allah avait couvert pour lui. »
Dans son long hadith, Al-Miqdâd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous apportions au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa part de lait. Il revenait au cours de la nuit et nous saluait de sorte à se faire entendre de celui qui était éveillé sans pour autant réveiller celui qui dormait. Cette nuit-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint et, comme à l'accoutumée, il [nous] salua. »
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et il dit alors : « L’un d’entre vous serait-il capable d’acquérir chaque jour mille bonnes actions ? - Une personne qui faisait partie de l’assise lui demanda : Et comment pourrait-on acquérir mille bonnes actions ? - Il répondit : « La personne dit cent fois " Gloire et Pureté à Allah ! " (« SubḥânaLlâh ! »), alors on lui inscrit mille bonnes actions, ou on lui ôte mille péchés ! »
Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin d'y collecter l’impôt de capitation (« Al-Jizyah »). Lorsque les Ansârs apprirent son retour, avec des biens du Baḥreïn, ils prirent part à la prière de l’aube (« Al-Fajr ») avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Après la prière, il (sur lui la paix et le salut) voulut partir mais les Anṣârs allèrent à sa rencontre et firent allusion [au retour d’Abû ‘Ubaydah]. En les voyant arriver, il sourit (sur lui la paix et le salut) et leur dit : « Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! » alors, il leur dit : « Réjouissez-vous, car vous allez obtenir ce que vous souhaitez. Par Allah ! Ce n’est pas la pauvreté que je crains désormais pour vous mais je crains plutôt que les richesses de ce monde vous soient offertes comme elles le furent à ceux qui vous ont précédés, que vous rivalisiez les uns avec les autres pour les obtenir comme ils l’ont fait et qu’elles causent votre perte comme elles ont provoqué la leur. »
Abû Jurayy Al-Hujaymî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je me rendit chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et je lui dit : " Sur toi la paix, ô Messager d’Allah ! " Mais, il me répondit : Ne dis pas : " Sur toi la paix ! " car c'est la salutation adressée aux morts. Dis plutôt : " Que la paix soit sur toi ! ". »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Il n’est d'autre vie que celle de l’au-delà. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un enfant ne pourra jamais s'acquitter de ce qu'il doit à son père, à moins qu’il ne le trouve à l’état d'esclave, puis l’achète et l’affranchisse. »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire, trois jours avant sa mort : « Qu'aucun d'entre vous ne meure sans avoir une bonne opinion d’Allah ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Retenez-bien que ce bas-monde est maudit et que tout ce qui s'y trouve est maudit. Excepté l'évocation d'Allah, Exalté soit-Il, et ce qui s'y rattache, ainsi qu'un savant et un étudiant. »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Durant la nuit de mon Voyage Nocturne, j’ai rencontré Abraham (sur lui la paix) et il m'a dit : « Ô Muḥammad ! Transmets mon salut à ta communauté et annonce-lui que la terre du Paradis sent bon, que son eau est suave, qu’il est constitué de vastes plaines et que sa semence consiste à dire : Gloire et Pureté à Allah (SubḥânaLlâh), Louange à Allah (Al-ḤamduliLlâh), il n'est de divinité digne d'adoration en dehors d'Allah (Lâ ilâha illa-Llâh), et Allah est plus grand [que tout] (Allâhu Akbar). »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles " - En quoi consistent-elles ? demandèrent les Compagnons. - Elles consistent, dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), en des visions pieuses et véridiques ! ».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je possédais l’équivalent de la montagne d'Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La richesse n’est pas l’abondance de biens, la vrai richesse est celle de l’âme. »
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai des proches parents avec qui je maintiens les liens de parenté mais eux les rompent avec moi. Je suis bienfaisant envers eux mais, eux, me font du mal. Je les traite avec gentillesse tandis qu’ils me traitent brutalement. » Il lui répondit : « Si tu es vraiment tel que tu viens de dire, c’est comme si tu leur faisais avaler de la cendre brûlante. Tu ne cesseras pas de trouver en Allah un soutien contre eux tant que tu te conduiras ainsi. »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a accorde une place centrale au bon comportement. Il a dit que les croyants les plus complets en foi sont ceux qui ont le meilleur caractere. Ces hadiths couvrent la bienveillance, la patience, la generosite, l'honnetete, le respect des parents, la bonte envers les voisins et bien d'autres vertus essentielles.
Au-dela des actes d'adoration, l'Islam forme une personnalite equilibree et vertueuse. Ces hadiths sont un guide pratique pour developper les qualites qui plaisent a Allah : la douceur dans la parole, la maitrise de la colere, la compassion envers les faibles et la justice dans toutes les situations.
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