الفضائل والآداب
503 Hadith
L'Islam accorde une importance capitale aux bonnes manieres et aux vertus morales. Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai ete envoye pour parfaire les nobles caracteres."
Al-Mustawrid ibn Shaddâd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La valeur de ce bas monde en comparaison de l’au-delà est semblable à ce que l’un d’entre vous retire de l’océan lorsqu’il y plonge son doigt : qu’il regarde donc ce qu’il en retire ! »
Sahl ibn Sa'd As-Sa'idî (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui demanda à son compagnon, assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit : « C’est un homme qui fait partie des notables. Je jure par Allah qu'il est digne d'être marié à la femme dont il demande la main ainsi que d'être accepté comme intercesseur ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne dit rien. Après un moment, un autre homme passa, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-là ? » Il répondit : « C'est un homme qui fait partie des pauvres de la communauté musulmane. Il ne mérite ni d'être marié à la femme dont il demande la main, ni d'être accepté comme intercesseur, ni d'être écouté s'il prend la parole. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! »
Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l'ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l'homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si le croyant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme châtiment, personne n’aurait espéré Son Paradis. Et si le mécréant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme miséricorde, personne n’aurait désespéré de son Paradis. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque des gens quittent une assemblée sans y avoir évoqué Allah, Exalté soit-Il, c’est comme s’ils quittaient le cadavre d’un âne et cela sera pour eux une source de regret. »
Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je marchais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier de Médine. Nous nous tournâmes vers Uḥud et il dit : « Ô, Abâ Dharr ! » Je dis : « Me voici ! Ô, Messager d'Allah ! » Il dit : « Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça ! ». En disant cela, il fit un geste en direction de la droite, de la gauche et derrière lui. Il marcha ensuite, avant de me dire : « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection, sauf celui qui donne son argent comme ça, comme ça et comme ça - à droite, à gauche et derrière lui - et ils sont bien peu nombreux ». Puis, il me dit : « Reste à ta place, ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il s'éloigna jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit et j'entendis un grand bruit, je craignis que quelqu'un ne s'en soit pris à lui et je songeai à le rejoindre, mais je me rappelai de ses mots : « Ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il ne mit que peu de temps avant de revenir ; je lui dis : « J'ai entendu un bruit qui m'a fait peur » et je lui dis ce que j'avais entendu. Il me dit : « Tu l'as donc entendu? » Je dis : « Oui ». Il dit : « C'est Jibrîl qui est venu me dire : « Celui de ta communauté qui meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis ». Je dis : « Et s'il fornique ? Et si il vole ?! » Il dit : « Même s'il fornique et même s’il vole ! ».
Abû Mûsâ al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui évoque son Seigneur et celui qui ne L’évoque pas sont comparables au vivant et au mort. » Et dans une autre version, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La demeure où l’on évoque Allah et celle où on ne L’évoque pas sont comparables au vivant et au mort. »
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par le marché, entouré de ses Compagnons, et tomba sur le cadavre d’un chevreau aux petites oreilles. Il le prit, saisit son oreille puis il demanda : « Lequel d’entre vous voudrait l’avoir pour un dirham ? » Ils répondirent : « Pour rien au monde on n’aimerait l’avoir ! Qu’en ferait-on ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Aimeriez-vous l’avoir ? » Ils dirent : « Par Allah ! Même s’il était vivant, il aurait un défaut car il a de petites oreilles. Que dire maintenant qu’il est mort ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous ! »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’installa sur sa chaire et ses Compagnons s’assirent tous autour de lui. Il dit alors : « Parmi les choses que je crains le plus pour vous après moi, il y a la splendeur des richesses et les parures de ce bas-monde dont on va vous ouvrir les portes. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? - Ta mère, répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? continua l’homme. - Ta mère ! répéta le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? poursuivit l'homme. Ta mère ! réitéra le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? demanda-t-il - Ton père ! conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus qu’on entretienne des bonnes relations avec elle ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ta mère, puis ta mère et encore ta mère. Ensuite, ton père. Et enfin, du plus proche au plus proche. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dépense une chose en double exemplaire, dans le sentier d’Allah, sera appelé depuis les portes du Paradis : « Ô serviteur d’Allah ! Ceci est bien meilleur ! » Ainsi, celui qui était parmi les gens de la prière sera appelé par la porte de la prière. Celui qui figurait parmi les gens du combat sera appelé par la porte du combat. Celui qui faisait partie des jeûneurs sera appelé par la porte : « Ar-Rayyân ». Celui qui était du nombre des donateurs sera appelé par la porte de l’aumône. » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Que mon père et ma mère te servent de rançon, ô Messager d'Allah ! Il n’y a nulle gêne à ce quelqu’un soit appelé par l’une de ces portes. Mais y en a-t-il qui seront appelés par toutes ces portes ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « Oui ! Et j’espère que tu seras l’un d’entre eux. »
Abû Yaḥyâ Khuraym ibn Fâtik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque effectue une dépense dans le sentier d’Allah, elle lui sera inscrite sept cents fois ! »
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qui me garantit qu’il ne demandera rien aux gens et, moi, je lui garantis le Paradis ? - Moi ! », répondis-je. Après cela, il ne demandait rien à personne.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui sort à la recherche du savoir est dans le sentier d'Allah jusqu'à ce qu'il revienne. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque me voit en rêve me verra à l’état d'éveil - ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil - car le diable ne prend pas mes traits. »
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dit : « Gloire et Pureté à Allah et louange à Lui », on lui plante un palmier au Paradis. »
Abdullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) passa devant nous alors que nous réparions l’une de nos cabanes. Il nous dit alors : « Que faites-vous donc ? » Nous répondîmes : « Elle est sur le point de s'effondrer et nous la réparons. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit alors : « Je pense que l’affaire arrive plus rapidement que le temps qu’il faut pour cela. »
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate que pendant que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait un repas avec six de ses Compagnons (qu’Allah les agrées), survint un bédouin qui avala le repas en deux bouchées. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors à ses Compagnons (qu’Allah les agrée) : « S’il avait prononcé le nom d’Allah, le repas vous aurait suffi à vous tous. »
Waḥshî ibn Ḥarb (qu'Allah l'agrée) relate que les Compagnons (qu'Allah les agrée) interrogèrent le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Nous mangeons sans pour autant être rassasiés. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Peut-être mangez-vous séparément ? - Effectivement ! », répondirent les Compagnons. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit alors : « Mangez en groupe et mentionnez le nom d'Allah, votre repas sera béni. »
Jabalah ibn Suḥaym a dit : « Nous fûmes éprouvés par une année de disette sous le califat d'ibn Zubayr. Alors que nous reçûmes des dattes, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) passa près de nous et dit en nous voyant manger : « N'en mangez pas deux à la fois ! Car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique ! » Puis, il ajouta : « Sauf si l'homme demande la permission à son frère. »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a accorde une place centrale au bon comportement. Il a dit que les croyants les plus complets en foi sont ceux qui ont le meilleur caractere. Ces hadiths couvrent la bienveillance, la patience, la generosite, l'honnetete, le respect des parents, la bonte envers les voisins et bien d'autres vertus essentielles.
Au-dela des actes d'adoration, l'Islam forme une personnalite equilibree et vertueuse. Ces hadiths sont un guide pratique pour developper les qualites qui plaisent a Allah : la douceur dans la parole, la maitrise de la colere, la compassion envers les faibles et la justice dans toutes les situations.
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