Calculez votre montant de Fidyah ou Kaffarah pour les jours de jeûne manqués. Calculateur en ligne gratuit de compensation du jeûne selon les règles islamiques.
Fidyah
Pour ceux qui ne peuvent pas jeûner en raison d'une maladie chronique, de la vieillesse ou d'une condition permanente. On nourrit une personne pauvre pour chaque jour manqué.
Kaffarah
Pour ceux qui ont délibérément rompu leur jeûne sans excuse valable. L'expiation consiste à jeûner 60 jours consécutifs, ou si cela n'est pas possible, nourrir 60 personnes pauvres.
Montant total de la Fidyah
$ 10
1 jour(s) x $10 par repas
La Fidyah est une compensation religieuse dans l'Islam pour ceux qui ne peuvent pas jeûner pendant le mois de Ramadan en raison d'une excuse permanente ou de longue durée. Le mot "Fidyah" vient de la racine arabe "f-d-y" qui signifie rançon ou rachat. Allah dit dans le Coran : "Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre" (Coran 2:184). La Fidyah consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne manqué. Cette obligation reflète la miséricorde d'Allah envers ceux qui ont des raisons légitimes de ne pas jeûner, tout en leur permettant de participer à la récompense du Ramadan en nourrissant les nécessiteux. Il est important de comprendre que la Fidyah ne s'applique qu'aux personnes qui ont une excuse permanente — ceux qui ont une excuse temporaire (comme une maladie guérissable ou un voyage) doivent rattraper les jours manqués plus tard et ne paient pas de Fidyah. La Fidyah peut être payée en nourriture ou en argent selon l'avis de nombreux savants contemporains, tant que le montant correspond au coût d'un repas complet dans votre région.
La Kaffarah est une expiation bien plus sévère que la Fidyah, requise lorsqu'un musulman rompt délibérément son jeûne du Ramadan sans excuse valable. Le mot "Kaffarah" vient de la racine arabe "k-f-r" qui signifie couvrir ou expier. La Kaffarah est mentionnée dans plusieurs versets du Coran et hadiths en lien avec différentes situations : la rupture délibérée du jeûne, la rupture d'un serment (Coran 5:89), le Dhihar (forme de divorce pré-islamique), et le meurtre involontaire. Pour la rupture délibérée du jeûne du Ramadan, la Kaffarah suit un ordre précis établi dans la tradition prophétique : premièrement, libérer un esclave (non applicable aujourd'hui) ; deuxièmement, jeûner 60 jours consécutifs sans interruption — si un seul jour est manqué, le décompte recommence ; troisièmement, si le jeûne de 60 jours est physiquement impossible, nourrir 60 personnes pauvres. La sévérité de la Kaffarah souligne la gravité de rompre délibérément un jeûne du Ramadan, qui est l'un des piliers de l'Islam.
Bien que la Fidyah et la Kaffarah impliquent toutes deux de nourrir des pauvres, elles different considerablement. La Fidyah est une compensation pour ceux qui ne peuvent pas jeuner en raison d'une incapacite permanente — c'est un remplacement, pas une punition. La Kaffarah est une expiation pour ceux qui ont deliberement viole la saintete du jeune — c'est une mesure corrective et dissuasive. En termes de montant, la Fidyah correspond au cout d'un repas par jour manque, tandis que la Kaffarah equivaut au cout de 60 repas (nourrir 60 personnes) pour un seul jour viole deliberement. La Fidyah est payee pour chaque jour individuellement, alors que la Kaffarah est fixe a 60 jours quel que soit le nombre de violations (bien que certains savants exigent une Kaffarah separee pour chaque jour rompu). La Fidyah s'accompagne de la misericorde d'Allah et ne porte aucune connotation de peche, tandis que la Kaffarah implique un repentir sincere (Tawbah) en plus du paiement. Les deux peuvent etre payees en nourriture ou en argent dans la pratique moderne.
La Fidyah est spécifiquement destinée aux personnes qui ont une excuse permanente les empêchant de jeûner, sans espoir de pouvoir rattraper les jours plus tard. Cela inclut : (1) Les personnes âgées dont le corps ne peut plus supporter le jeûne. (2) Les malades chroniques souffrant de conditions permanentes comme le diabète avancé, les maladies rénales, les maladies cardiaques graves ou le cancer en phase terminale. (3) Les femmes enceintes si le jeûne met en danger la santé de la mère ou du bébé, et que cette condition persiste à chaque grossesse selon certains savants. (4) Les femmes allaitantes si le jeûne affecte significativement la production de lait et la santé de l'enfant. Il est important de noter que pour les femmes enceintes et allaitantes, la majorité des savants considèrent que leur excuse est temporaire et qu'elles doivent rattraper les jours manqués plus tard au lieu de payer la Fidyah. L'école hanafite, en revanche, exige le rattrapage sans Fidyah. L'avis le plus prudent est de consulter un savant qualifié pour sa situation personnelle.
La Kaffarah est requise dans une situation spécifique : la rupture délibérée et intentionnelle du jeûne du Ramadan sans aucune excuse valable. Selon les savants, cela se produit généralement lorsqu'une personne mange, boit ou a des rapports intimes délibérément tout en sachant qu'elle jeûne et que c'est interdit. La Kaffarah n'est PAS requise dans les cas suivants : manger ou boire par oubli (le jeûne reste valide selon le hadith : "Celui qui oublie qu'il jeûne et mange ou boit, qu'il complète son jeûne car c'est Allah qui l'a nourri et abreuvé" — Sahih al-Bukhari), vomir involontairement, avaler de l'eau accidentellement lors des ablutions, ou manger en pensant que le Maghrib est arrivé alors qu'il ne l'est pas (erreur de bonne foi). La gravité de la Kaffarah — 60 jours de jeûne consécutifs ou nourrir 60 personnes — souligne à quel point l'Islam considère la rupture délibérée du jeûne comme un acte grave.
Le calcul de la Fidyah est simple : multipliez le nombre de jours manqués par le coût d'un repas moyen dans votre région. Ce repas doit être suffisant pour nourrir un pauvre — il ne s'agit pas d'un simple goûter mais d'un repas complet. Le montant varie selon les pays et les écoles de jurisprudence. L'école hanafite considère qu'il faut donner l'équivalent d'un demi sa' de blé (environ 1,6 kg) ou un sa' complet de dattes ou d'orge (environ 3,2 kg). Pour la Kaffarah, le calcul est fixe : il faut nourrir 60 personnes pauvres d'un repas complet chacune (ou l'équivalent en argent). Certains savants permettent de nourrir une seule personne pendant 60 jours à la place de 60 personnes en un jour. Il est important de vérifier les prix locaux et de consulter les organisations caritatives islamiques de votre région qui publient souvent des guides de montant actualisés chaque Ramadan.
Plusieurs conditions et exceptions méritent d'être mentionnées : La maladie temporaire ne nécessite pas de Fidyah — le malade doit simplement rattraper les jours manqués une fois guéri (Coran 2:185). De même, les voyageurs qui rompent leur jeûne doivent rattraper les jours à leur retour sans payer de Fidyah ni de Kaffarah. Les femmes pendant leurs menstrues ou le post-partum sont interdites de jeûner et doivent rattraper ces jours — ce n'est ni une Fidyah ni une Kaffarah mais un rattrapage obligatoire. Si un malade chronique guérit contre toute attente après avoir payé la Fidyah, la plupart des savants disent que la Fidyah reste valide et qu'il n'a pas à rattraper les jours. Pour les personnes âgées qui ne peuvent ni jeûner ni payer la Fidyah, elles sont exemptées selon la capacité — Allah ne charge une âme que de ce qu'elle peut supporter (Coran 2:286). La sincérité de l'intention et la crainte d'Allah sont essentielles dans tous ces cas.
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