الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a décrété que le don viager revenait à celui qui l'avait reçu. » Dans une version : « Si quelqu'un reçoit un don viager qui lui est adressé ainsi qu'à sa descendance, ce don lui appartient et ne revient pas à celui qui l'a donné, car il a donné une chose qui est maintenant sujette à l'héritage. » Jâbir a dit : « Le don viager que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a autorisé consiste à dire : " Ceci est pour toi et pour ta descendance. " Quant à s'il a été dit : " Ceci est pour toi tant que tu es en vie. ", il revient [tout de même] à celui à qui il a été donné. » Dans une version rapportée par Muslim : « Gardez vos biens et ne les gâchez pas ! Celui qui reçoit un don viager, ce dernier lui appartient, de son vivant et après son décès, ainsi qu'à sa descendance. »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a décrété le droit de rachat du copropriétaire dans ce qui n’est pas divisé. Toutefois, une fois que les limites sont tracées et que les passages sont créés, ce droit n’existe plus.
Râfi’ ibn Khadîj (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous étions, parmi les Anṣâr, ceux qui possédaient le plus de champs. Nous avions pour habitude de louer la terre en disant : " Celle-ci est pour nous et celle-ci est pour vous ! " mais que l’une soit productive et pas l’autre. Voilà pourquoi, par la suite, il nous a interdit cette façon de faire. Par contre, pour ce qui est de louer contre de l’argent, il ne nous l’a pas interdit. »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Nous pratiquions l’éjaculation externe alors que le Coran descendait encore. Sufyân a dit : " Si c'était quelque chose d’interdit, le Coran nous l’aurait interdit ! " »
Umm ʽAṭiyyah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une femme ne porte pas le deuil pour un défunt au-delà de trois jours, sauf s’il s'agit de son mari, pour lequel il durera quatre mois et dix jours. Elle ne doit alors pas porter de vêtement de parure teint - sauf celui dont la trame a été teinte avant le tissage, lui donnant des rayures - ni se mettre du kohl sur les yeux, ni se parfumer, sauf lorsqu’elle se purifie usant d'un peu de costus ou d’encens. »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut a dit : « Ne vendez pas de l’or contre de l’or, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez pas de l’argent contre de l’argent, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez rien de ces métaux, l’un étant présent et l’autre absent ! » Dans une autre expression : « … sauf de main en main. » Et dans une autre expression : « … sauf de poids égal, en quantités identiques et du pareil au même. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On ne marie la femme veuve ou divorcée que si elle donne son accord, et on ne marie la vierge que si elle manifeste son consentement. - On demanda : Ô Messager d’Allah ! Comment manifeste-t-elle son consentement ? - Il répondit : Par son silence ! »
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « La femme de Rifâ'ah al-Quraẓî vint dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : " J'étais avec Rifâ'ah al-Quraẓî, qui m'a répudié définitivement. Après lui, j'ai épousé 'Abdurraḥmân ibn Az-Zubayr, mais il n'a que l'équivalent du bout d'un vêtement ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sourit et dit : " Veux-tu retourner avec Rifâ'ah ? Ceci est impossible, jusqu'à ce que tu aies goûté son petit miel et qu'il ait goûté ton petit miel. " Elle dit : " Abû Bakr était avec lui et Khâlid ibn Sa'îd attendait à la porte qu'on lui autorise d'entrer. Ce dernier éleva la voix en disant : " Ô, Abâ Bakr ! N'entends-tu pas ce qu'elle ose dire devant le Messager d'Allah ? " »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On ne regroupe pas une femme et sa tante paternelle, ni une femme et sa tante maternelle. »
Alors qu'elle avait perdu un être cher, Umm Ḥabîbah demanda qu'on lui amène du parfum jaunâtre puis en étala sur ses bras. Elle dit : « J'agis ainsi parce que j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de porter le deuil d'un mort plus de trois jours, sauf pour un époux, dont le deuil est de quatre mois et dix jours. " »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Qu’un voisin n’empêche pas son voisin de faire passer sa poutre dans son mur. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : " Pourquoi vous vois-je vous en détourner ? Par Allah ! Je vais vous les jeter sur le dos ! "
Abdullah ibn Yazîd al-Khaṭmî al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Al-Barâ‘ m'a dit, et ce n'est pas un menteur : " Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait : " Allah exauce celui qui Le loue ! ", aucun d'entre nous ne pliait son dos avant que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne soit prosterné, puis nous tombions prosternés après lui. " »
Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La différence entre notre jeûne et celui des Gens du Livre est la collation prise avant l'aube. »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque quelqu’un était souffrant, avait un ulcère ou une blessure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait en faisant ainsi avec son doigt - Sufyân ibn ‘Uyaynah, le rapporteur du hadith, posa son index sur le sol, puis le releva - : « Au Nom d’Allah ! La terre de notre sol et la salive de l’un d’entre nous, on guérit par cela notre malade, avec la permission de notre Seigneur ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque quelqu’un prend comme épouse [supplémentaire] une femme vierge, cela fait partie de la Tradition qu'il reste à ses côtés sept jours. Ensuite, il partage. Et si elle a déjà été mariée, il reste à ses côtés trois jours. Ensuite, il partage. » Abû Qilâbah a dit : « Et si je le voulais, je dirais qu’Anas tient certes cela directement du Prophète (sur lui la paix et le salut). »
ʽÂ’ishah bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) évoqua le cas de Barîrah (qu’Allah l’agrée) qui donna lieu à trois traditions prophétiques : lorsqu’elle fut affranchie, elle eut le choix de rester, ou non, avec son mari et on lui offrit de la viande. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez lui alors qu’une marmite était sur le feu. Il demanda à manger et on lui présenta du pain et de la sauce qu’il y avait dans la maison. Puis, il dit : « N’ai-je pas vu une marmite contenant de la viande sur le feu ? - On lui répondit : Oui, ô Messager d’Allah ! C’est de la viande qui a été offerte en aumône à Barîrah, alors il nous a déplu de t’en donner. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : C’était une aumône pour elle mais un cadeau pour nous de sa part ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a aussi dit au sujet de Barîrah : « Le droit de tutelle ne revient qu'à celui qui affranchit. »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que Sa’d ibn Abî Waqqâṣ et ‘Abd ibn Zum’ah se disputèrent au sujet d’un enfant. Sa’d dit : « Ô Messager d’Allah ! Il est le fils de mon frère : ‘Utbah ibn Abî Waqqâṣ ! Il m’a confié qu’il était son fils. Regarde comme il lui ressemble ! » Mais, ‘Abd ibn Zum’ah rétorqua : « C’est mon frère ! Ô Messager d’Allah ! Il est du lit de mon père, c’est l’enfant d’une de ses esclaves ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le scruta et constata une ressemblance évidente avec ‘Utbah. Il dit alors : « Il te revient à toi ô ‘Abd ibn Zum’ah, car l’enfant s’affilie à la couche conjugale, et l’adultère ne mérite que la pierre ! Ô Sawdah ! Mets ton voile devant lui ! » Suite à cela, il n’a plus jamais vu Sawdah.
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet de la fille de Ḥamzah (qu’Allah l’agrée) : « Elle ne m’est pas permise, car l’allaitement interdit ce que les liens du sang interdisent. Or, elle est la fille de mon frère de lait. »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était le plus généreux des gens. Le moment où il était le plus généreux était le mois de Ramadan, quand Jibrîl venait à sa rencontre. Il venait le voir chaque nuit de Ramadan et lui enseignait le Coran. Là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était encore plus généreux que le vent qui souffle ».
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) tenait fermement au jeûne du lundi et du jeudi. »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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