الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
Abdullah iibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres." »
Al-Miqdâm (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Quiconque laisse des enfants, alors [c'est] à moi [qu'il les laisse] !" Il se peut qu'il ait dit : "alors [c'est] à Allah et à Son Messager [qu'il les laisse] ! Et quiconque laisse de l'argent, il est aux héritiers. Quant à moi, je suis l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. Je lui en consacre et j'en hérite ! Et l'oncle maternel est l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. On lui en consacre et il en hérite." »
Jâbir (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : «Lorsque le nouveau-né crie à la naissance, il hérite ! »
Khouraym ibn Fâtik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Les œuvres sont de six [types] et les gens de quatre : deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation, deux qui sont égales à elles-mêmes, une bonne action entraînant dix fois plus de récompense et une bonne action entraînant une récompense de sept cents. Concernant les deux qui impliquent l'obligation, c'est que quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et que quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer. Quant aux deux qui vont avec leur égal, c’est que quiconque a l’intention d’accomplir une bonne action, au point que son cœur la ressente et qu'Allah sache cela de lui, elle lui est alors écrite comme une bonne action ; et que quiconque commet une mauvaise action, elle lui est alors écrite comme une mauvaise action. Quiconque accomplit une bonne action, aura dix fois plus en récompense. Quiconque effectue une dépense dans le sentier d’Allah, la bonne action sera multipliée par sept cents. [Concernant les types de gens,] c’est une personne aisée ici-bas et à l’étroit dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et à l’aise dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et dans l’au-delà ; et enfin une à l’aise ici-bas et dans l’au-delà. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : "Certes, Allah aime qu'on prenne Ses permissions tout comme Il aime qu'on prenne ses résolutions !"
D'après 'Amrû ibn 'Âmir, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée tous) : " Le Prophète ﷺ faisait ses ablutions à chaque prière . " J'ai demandé : « Comment faisiez-vous donc ? Il a répondu : « Les ablutions restaient valables pour chacun d'entre nous jusqu'à ce qu'il les perde. »
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Prophète ﷺ a effectué ses ablutions en une seule fois.
D'après 'AbdaLlah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Prophète ﷺ a effectué ses ablutions en deux fois.
D'après Qays ibn 'Âsim (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Je suis venu au Prophète ﷺ afin d'embrasser l'islam, alors il m'a ordonné de me laver avec de l'eau et du jujubier. "
D'après Mahmûd ibn Labîd (qu'Allah l'agrée) : 'Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) voulut construire la mosquée mais les gens désapprouvèrent cela et ils préférèrent la laisser selon son aspect, alors il a dit : " J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : " Quiconque construit une mosquée pour Allah, alors Allah lui construit son équivalent au Paradis. "
D'après Abî Hâzim ibn Dînâr : Des hommes vinrent à Sahl ibn Sa’d As-Sâ’idî et ils divergeaient concernant d’où venait le bois de la chaire (Al Minbar). Alors, ils l’interrogèrent à propos de cela et il [leur] a dit : « Par Allah ! Je sais de quel bois la chaire a été faite et assurément je l'ai vu le premier jour où elle a été posée, le premier jour où le Messager d’Allah ﷺ s’est assis dessus. Le Messager d’Allah ﷺ envoya chercher telle femme - une femme des Ansârs dont Sahl mentionna le nom - et il lui a dit : « Ordonne à ton esclave charpentier de me préparer des morceaux de bois [c’est-à-dire : une chaire] sur lesquels je pourrai m’asseoir au moment où je m’adresserai aux gens. » Alors, elle ordonna à son esclave charpentier qui fabriqua un minbar à partir du tamaris de la forêt. Ensuite, il la lui apporta. La femme envoya alors cela au Messager d’Allah ﷺ qui ordonna qu’il soit posé ici. Puis, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier dessus. Il proclama la grandeur d’Allah dessus, il s’inclina dessus, ensuite il descendit en reculant et il se prosterna [sur le sol] à la base de la chaire. Puis, il recommença [en montant de nouveau sur la chaire]. Lorsqu’il eut terminé la prière, il se retourna vers les gens et a dit : « Ô gens ! J’ai fait cela pour que vous puissiez me suivre et que vous appreniez ma prière. »
D'après Hittân ibn 'AbdiLlah ar-Raqâchi qui a dit : J'ai prié avec Abû Mûsâ Al Ach'arî et lorsqu'il était dans la position assise [du Tachahoud], un homme parmi les gens a dit : « La prière a été établie avec la bonté et l'aumône légale. » Il a dit : Quand Abû Mūsâ eut terminé la prière et salué, il se tourna vers les gens et demanda : " Qui parmi vous a dit ceci et cela ? " Les gens restèrent silencieux. Il répéta : « Qui parmi vous a dit ceci et cela ? " Les gens restèrent encore silencieux. Alors, il a dit : « Ô Hittân ! C'est peut-être toi qui as dit cela. » Hittân répondit : « Non, je ne l'ai pas dit. J'ai eu peur que tu sois déçu de moi à cause de cela. " Alors, un homme parmi les gens a dit : " C'est moi qui l'ai dit et je n'ai voulu que le bien à travers elle. " Alors, Abû Mûsâ a dit : « Ne savez-vous pas ce que vous devez dire dans votre prière ? Certes, le Messager d'Allah ﷺ s'est adressé à nous, il nous a expliqué notre Tradition et il nous a appris notre prière. Il a dit : « Lorsque vous priez, alors que vos rangs soient droits et que l'un d'entre vous soit votre imam [dans la prière]. Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah, alors proclamez la grandeur d'Allah ; lorsqu'il dit : {Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés} [L'Ouverture, 1 : 7], alors dites : Âmîn. Et Allah vous répondra. Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah et s'incline, alors proclamez la grandeur d'Allah et inclinez-vous car l'Imam s'incline avant vous et se relève avant vous. Alors, le Messager d'Allah ﷺ dit : " Ceci équivaut à cela. " Et lorsqu'il dit : " Allah a entendu quiconque l'a loué ", alors dites : " Ô Allah ! Notre Seigneur, la louange T'appartient. " Allah vous entend. En effet, Allah (Béni et Élevé soit-Il) a dit sur la langue de Son Prophète ﷺ : " Allah a entendu quiconque l'a loué. " Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah et se prosterne, alors proclamez la grandeur d'Allah et prosternez-vous car l'Imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. " Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Ceci équivaut à cela. " Et lorsqu'il s'assoit [pour le Tachahoud], que les premières paroles de chacun d'entre vous soient : " Les salutations, les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous ainsi que sur les vertueux serviteurs d'Allah. Je témoigne qu'il n'y a aucun Dieu [en toute vérité] excepté Allah et je témoigne que Mohammed est Son serviteur et Son Messager. "
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) avait l'habitude de proclamer la grandeur d'Allah [c'est-à-dire : il disait : " Allah est le plus Grand] dans chaque prière, prescrite ou autre, durant le mois de Ramadan ou autre. Il avait l'habitude de proclamer la grandeur d'Allah au moment de se lever [pour la prière]. Ensuite, il proclamait la grandeur d'Allah au moment de s'incliner. Puis, il disait : " Allah a entendu quiconque L'a loué. " Ensuite, il disait : " Notre Seigneur ! Et la louange T'appartient. " Avant de se prosterner. Puis, il disait : " Allah est le plus Grand. " Au moment où il s'apprêtait à se prosterner. Ensuite, il proclamait la grandeur d'Allah au moment où il relevait la tête de la prosternation. Puis, il disait encore : " Allah Akbar " au moment de se prosterner (pour la seconde fois). Ensuite, il le disait aussi au moment de relever la tête de la prosternation. Et enfin, il proclamait encore la grandeur d'Allah au moment où il se levait de la position assise dans la deuxième unité de prière. Il avait l'habitude d'accomplir cela dans chaque unité de prière jusqu'à ce qu'il termine la prière. Ensuite, au moment de partir, il disait : " Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Certes, ma prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah ﷺ que la vôtre et cette prière-ci était la sienne jusqu'à ce qu'il quitte ce monde. "
D'après Ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ relevait son dos de l'inclinaison, il disait : " Allah a entendu quiconque L'a loué . Ô Allah ! Notre Seigneur ! La louange T'appartient, plein les cieux et plein la Terre et plein de ce que Tu as souhaité comme chose après [cela]. "
D'après Warrād, le scribe d'Al Mughîrah ibn Chu'bah qui a dit : Al Mughîrah ibn Chu'bah m'a dicté dans une lettre à Mu'âwiyah : Le Prophète ﷺ avait l'habitude de dire après chaque prière obligatoire : " Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul et sans associé à Lui. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est Omnipotent sur toute chose. Ô Allah ! Personne ne peut empêcher ce que Tu donnes et personne ne peut donner ce que Tu empêches. Et la fortune de la personne fortunée n'est d'aucune utilité contre Toi. "
D'après Hudhayfah (qu'Allah l'agrée) : Entre les deux prosternations, le Prophète ﷺ disait : " Seigneur ! Pardonne-moi ! Seigneur ! Pardonne-moi. "
Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « L'un des fils d'Abû Ṭalḥah (qu'Allah l'agrée) tomba malade. Abû Ṭalḥah sortit et son enfant rendit l'âme. À son retour, il demanda : « Comment va mon fils ? » Umm Sulaym, qui était la mère de l’enfant, répondit : « Il est plus calme qu'il ne l'était. » Elle lui apporta le dîner et il mangea, puis il eut des rapports intimes avec elle. Quand il eut terminé, elle dit : « Ils ont inhumé le petit ! » Au matin, Abû Ṭalḥah se rendit chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et l'en informa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Avez-vous eu des rapports intimes la nuit dernière ? - Oui ! », répondit Abû Ṭalḥah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Ô Allah ! Accorde-leur la bénédiction ! » Elle donna alors naissance à un petit garçon et Abû Ṭalḥah m'enjoignit : « Prends-le et emmène-le chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! » Umm Sulaym envoya également quelques dattes avec lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit l'enfant et demanda : « Y a-t-il quelque chose avec lui ? - Oui, des dattes ! », répondirent-ils. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les prit, les mâcha, puis les enleva de sa bouche et les mit dans celle du bébé, puis il lui frotta les gencives (« Taḥnîk »). Enfin, il le nomma 'Abdullah. » Et dans une [autre] version, Ibn 'Uyaynah a dit : « Un homme des Anṣâr a dit : " J'ai vu neuf de ses enfants - c'est-à-dire : de 'Abdullah, le nouveau-né - ils connaissaient tout le Coran [par cœur] ! " » Et dans une [autre] version : « Un fils qu'Abû Ṭalḥah avait eu avec Umm Sulaym vint à mourir. Elle enjoignit à sa famille : « Ne dites rien à Abû Ṭalḥah au sujet de son fils jusqu'à ce que ce soit moi qui lui en parle ! » Lorsqu'il arriva, elle lui apporta de quoi dîner. Il mangea et but. Ensuite, elle se fit belle pour lui, plus belle que d'habitude. Il eut des rapports intimes avec elle. Quand elle vit qu'il avait satisfait son désir, elle dit : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Vois-tu si des gens prêtent leurs ustensiles à une famille, puis les leur réclament, ces derniers peuvent-ils refuser ? - Non ! dit-il. - Elle a alors dit : Escompte une récompense pour ton fils ! - Il se mit en colère et dit : Tu m'as laissé jusqu'à ce que je me souille pour ensuite m'informer de la mort de mon fils ! » Il s'en alla voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de ce qui s’était passé. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Qu'Allah bénisse la nuit que vous avez passée ! » Elle tomba enceinte. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un voyage auquel participait Umm Sulaym. Or, lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) revenait de voyage, il n'entrait jamais à Médine de nuit. Ils se rapprochèrent, par conséquent, de la ville. Elle fut alors prise de douleurs de l'enfantement, retenant ainsi Abû Ṭalḥah auprès d'elle. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route. Abû Ṭalḥah déclara : « Ô Seigneur ! Tu sais bien qu'il me plaît de sortir avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) quand il effectue une sortie et de rentrer avec lui quand il rentre. Or, j'ai été retenu par ce que Tu vois ! » Umm Sulaym intervint : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Je ne ressens plus les douleurs, mets-toi en route ! » Nous partîmes donc. Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, les douleurs revinrent et elle mit au monde un garçon. Ma mère m’a alors dit : « Ô Anas ! Que personne ne l'allaite jusqu'à ce que tu l'emmènes chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et au matin, je le pris et l’emmenais chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Puis, il mentionna le hadith en entier.
Adî ibn Ḥâtim (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dis : « Ô, Messager d'Allah ! Je lâche les chiens de chasse, qui saisissent une bête pour moi et je mentionne le nom d'Allah ? - Il dit : Quand tu lâches ton chien de chasse et mentionnes le Nom d'Allah, tu peux manger de ce qu'il saisit pour toi. - Je dis : Même s'ils tuent la bête ? - Il dit : Même s'ils tuent la bête ! À condition qu'un chien qui leur est étranger ne participe pas avec eux. - Je dis : Il m'arrive de jeter ma lance sur le gibier et de l'atteindre. - Il dit : Si tu jettes ta lance et que celle-ci la transperce, tu peux en manger, mais si c'est le côté qui n'est pas tranchant qui l'a tuée, tu ne peux pas en manger. » Dans la version d'ash-Sha'bî : « Sauf si ton chien mange ! S'il mange, tu ne dois pas en manger, car je crains qu'il n'ait saisi la bête pour lui-même. Si des chiens qui leur sont étrangers se mêlent à eux, n'en mange rien ! Car tu as prononcé le Nom d'Allah pour ton chien, pas pour un autre ! » Il s'y trouve aussi : « Quand tu lâches ton chien de chasse, prononce le Nom d'Allah, s'il saisit une bête pour toi et que tu la trouves encore vivante, égorge-la. Si tu la trouves morte et qu'il n'en a rien mangé, tu peux en manger, car le fait que le chien s'en saisisse est comme le fait de l'égorger. » Il s'y trouve aussi : « Quand tu tires une flèche, prononce le Nom d'Allah. » Il s'y trouve aussi : « Même si tu ne la retrouves qu'au bout d'un ou deux jours - dans une version : deux ou trois jours - si tu ne trouves que la trace de ta flèche, mange si tu veux. Par contre, si tu la trouves noyée dans l'eau, n'en mange pas ! Car tu ne sais pas si c'est ta flèche ou l'eau qui l'a tuée. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu'Allah donna à son Messager (sur lui la paix et le salut) la victoire sur la Mecque, les gens de Khuzâ'a tuèrent un homme des Banî Layth, pour venger un des leurs qui avait été tué avant l'Islam. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) tint alors ce discours : " Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a empêché les éléphants d'atteindre la Mecque mais a donné autorité sur elle à Son Messager et aux croyants. Aussi, elle n'a été autorisée à personne avant moi et ne le sera plus pour personne après moi. Elle ne m'a été autorisée que pour un moment de la journée et, au moment où je vous parle, elle est sacrée. On ne peut en abattre les arbres, ni en arracher l'herbe, ni en couper les plantes épineuses, ni en ramasser les objets trouvés, sauf pour celui qui veut en faire l'annonce. Celui dont un proche a été tué a le choix entre deux choses : soit on tue l'assassin, soit celui-ci paye le prix du sang. " Un homme du Yémen, appelé Abû Shâh, se leva et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Écrivez-le pour moi ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : écrivez-le pour Abî Shâh ! - Al-'Abbâs se leva à son tour et dit : Ô, Messager d'Allah ! Pas le jonc ! Car nous nous en servons dans les maisons et les tombes ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : Sauf le jonc ! " »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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