السيرة والتاريخ
101 Hadith
La Sira prophetique et l'histoire islamique nous enseignent les lecons des generations passees. Ces hadiths racontent la vie du Prophete Muhammad (paix et salut sur lui) et des grands evenements.
Abû 'Abdillah Khabbâb ibn al-Art (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous nous plaignîmes au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était à l'ombre de la Ka'bah, la tête posée sur son manteau, en disant : « Pourquoi n'implores-tu pas pour nous le secours d'Allah ? Pourquoi ne pries-tu pas pour nous ? - Il dit : Parmi les peuples qui vous ont précédés, il arrivait que l’on prenne un homme, que l’on creuse un trou dans la terre puis qu’on le mette dedans. Ensuite, on apportait une scie que l'on posait sur sa tête et on le coupait en deux. On le peignait avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre sa chair et ses os. Et pourtant, cela ne le détournait pas de sa religion. Je jure par Allah qu’Il donnera très certainement prédominance à l'Islam, si bien qu'une personne sur sa monture ira de Ṣanʽâ‘ à Ḥaḍramawt sans craindre quoi que ce soit, si ce n'est Allah et le loup qui menace ses moutons, mais vous êtes des gens pressés ! » Dans une version : « La tête posée sur son manteau, alors que nous souffrions du mal des polythéistes ».
Abû Qatâdah et Anas ibn Mâlik (qu’Allah les agrées) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : «Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère. »
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent : " Embrassez-vous vos enfants ? - Il répondit : Oui ! - Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? " »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un matin, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'un manteau qui comportait des motifs que l'on trouve sur les selles et fait de poils noirs. »
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accroupi, mangeant des dattes. »
Abû Rimthah At-Taymî (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) habillé de deux vêtements verts. »
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) a dit : « L’habit préféré du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était la tunique. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Les enfants d’Israël étaient dirigés par des Prophètes. A chaque fois qu’un Prophète mourait, un autre lui succédait. Et il n’y aura plus de Prophète après moi. A ma suite il y aura des successeurs, et ils seront nombreux. Les Compagnons demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Que nous ordonnes-tu donc ? - Il répondit : Respectez l’allégeance faite au premier, puis au suivant et ainsi de suite. Ensuite, acquittez-vous de vos devoirs envers eux et demandez à Allah ce qui vous revient de droit, car Allah les interrogera sur la responsabilité qu’Il leur a confiée. " »
Abdullah ibn Busr (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l'on nommait « al-gharrâ' » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'agenouilla. Un bédouin l'interpella en ces termes : " Mais quelle est donc cette façon de s'asseoir ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : " Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : " Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! " »
Abû Hurayrah, ou Abû Sa’îd Al-Khoudrî (qu’Allah les agrée) - le doute provenant du transmetteur - relate : « Lors de la bataille de Tabûk, les gens furent éprouvés par la faim et dirent : " Ô Messager d’Allah ! Si tu nous permettais de tuer nos montures, afin que nous puissions en manger et nous en enduire ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Faites donc ! ". ‘Umar (qu'Allah l'agrée) vint alors et dit : " Ô Messager d’Allah ! Si tu le fais, les montures manqueront ! Appelle-les plutôt à apporter le reste de leurs provisions et demande à Allah d’y faire descendre Sa bénédiction, en espérant qu’Allah, par cela, nous accorde Sa bénédiction ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Oui ! " Il demanda alors qu’on lui apporte une nappe, il l’étala, puis il leur demanda d’apporter le reste de leurs provisions. C’est alors que certains vinrent avec une poignée de blé, d’autres avec une poignée de dattes, d’autres avec un morceau de pain, jusqu’à ce qu’une petite quantité fut rassemblée sur la nappe. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) implora la bénédiction divine, puis dit : " Remplissez vos récipients ! " Les Compagnons se mirent à remplir leurs récipients, au point de remplir tous les récipients de l’armée, puis ils mangèrent à satiété et, à la fin, il restait encore de la nourriture. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’exclama alors : " Je témoigne qu'il n'est aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. Toute personne qui rencontre Allah avec ces deux phrases, sans en douter, ne sera pas empêchée d’entrer au Paradis ! ».
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que certains Anṣâr sollicitèrent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et qu'il leur donna. Ensuite, ils redemandèrent et il leur accorda à nouveau. Lorsque s’épuisa ce dont il disposait, il déclara : « Jamais je ne vous refuserai un bien que je possède. Mais celui qui s’abstient de demander à autrui, Allah lui accordera la retenue. Celui qui se passe d’autrui, Allah l’enrichira, et celui qui s’arme de patience, Allah lui accordera davantage de patience. Or, personne ne reçoit de don qui soit meilleur et plus grand que la patience. »
Jâbir ibn 'Abdillah et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon exemple et le vôtre sont à l’image d’un homme ayant allumé un feu ou les sauterelles et les papillons se mettent à tomber alors que lui essaye de les en écarter. Moi, je vous saisis par la ceinture afin de vous préserver du feu. Et vous, vous m’échappez des mains ! »
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria sur la tombe d'un défunt après qu'il eut été mis en terre. Il proclama alors sur lui quatre fois la grandeur d'Allah (« At-Takbîr »).
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de réciter durant la prière de l'aube du vendredi : {(Alîf, Lâm, Mîm. La Révélation du Livre...)} et {(S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps...)}. »
Abdullâh ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) récita la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, où Abraham (sur lui la paix et le salut) dit : {(Ô mon Seigneur ! Elles [les idoles] ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit fait partie des miens. Quant à celui qui me désobéit, alors c’est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! )} [Coran : 14/36], et celle où Jésus (sur lui la paix et le salut) dit : {( Si Tu les châties, ils sont certes Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est certes Toi, le Tout Puissant, le Sage. )} [Coran : 5/118]. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leva ses mains et dit : « Ô mon Seigneur ! Ma communauté ! Ma communauté ! » et il se mit à pleurer. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Ô Jibril ! Va voir Muḥammad et - bien que ton Seigneur le sache mieux que quiconque - demande-lui ce qui le fait pleurer ! » Alors, Jibrîl vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l’informa au sujet de ce qu’il rapporta ensuite - bien qu’Allah sache mieux que quiconque ce qu’il avait dit. Allah, Exalté soit-Il, dit alors à Jibrîl : « Ô Jibril ! Va auprès de Muḥammad et dis-lui : " Nous t’exaucerons au sujet de ta communauté et Nous ne nous t’attristerons point ! " »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agréée) relate : « J'ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire alors qu’il était appuyé contre moi : " Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée. " »
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « N’importe laquelle esclave parmi les esclaves de Médine pouvait prendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) par la main et le conduire là où elle le désirait. »
Jubayr ibn Muṭʽim (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsque nous revînmes de la bataille de Ḥunayn. Les bédouins ne cessèrent de le presser et lui demander des biens, jusqu'au point où ils le poussèrent vers des arbustes épineux. Sa cape se prit dans ces arbustes épineux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'arrêta. Il dit : " Donnez-moi mon vêtement ! Si je possédais des biens au nombre de toutes ces épines, je les aurais partagés entre vous. Puis, vous ne m'auriez trouvé ni avare, ni menteur ni lâche ! " »
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il fit une suggestion au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’un partage en lui disant : « Ô Messager d’Allah ! D’autres que ceux-ci le méritent plus ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ils ne m’ont laissé d’autres choix que de me solliciter avec rudesse ou de me traiter d’avare. Or, je ne suis pas avare ! »
Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »
La biographie du Prophete (paix et salut sur lui) est une source inepuisable d'enseignements. Ces hadiths nous font decouvrir comment il a vecu, comment il a gere les epreuves, et comment il a bati la premiere communaute musulmane. Chaque episode de sa vie contient des lecons applicables a notre quotidien.
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