La Croyance

العقيدة

407 Hadith

La croyance (Aqida) est le fondement de l'Islam. Ces hadiths authentiques definissent les piliers de la foi et eclairent le musulman sur ce qu'il doit croire en son coeur.

#8312Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Enfer ne cessera de demander : " Y’en a-t-il encore ? " jusqu’à ce que le Seigneur de la Puissance y pose Son Pied. Puis, l’Enfer dira : " Assez ! Assez ! Par Ta Puissance ! " et sera replié une partie sur l’autre. »

#8313Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : " J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! " Le Paradis a dit : " Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? " Allah dit au Paradis : " Tu n’es rien d’autre que Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes sujets ! " Puis, Il dit à l’Enfer : " Toi, tu n’es rien d’autre que Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux parmi Mes sujets et chacun d’entre vous sera rempli ! " L’Enfer ne sera rempli que lorsqu’Allah, Béni et Exalté soit-Il, y posera Son pied et l’Enfer dira alors : " Assez ! Assez ! Assez ! " A ce moment-là, il sera rempli et se repliera sur lui-même. Et Allah n’est injuste envers aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera pour lui de nouvelles créatures. " »

#8315Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah dira à l'habitant de l'Enfer dont le châtiment est le moins douloureux : " Si tu possédais tout ce qu'il y a sur terre, le donnerais-tu pour te racheter ? - Il répondra : Oui ! - Il dira : Je t'ai pourtant demandé quelque chose de moindre lorsque tu étais dans les reins d'Adam : Je t'ai demandé de ne rien M'associer, mais tu t'es entêté dans le polythéisme ! " »

#8317Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent. Moïse (sur lui la paix) lui dit : " Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as fait sortir du Paradis ! " Adam (sur lui la paix) répliqua : " Tu es Moïse et Allah t’a choisi pour te parler. Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! " »

#8319Bon· Rapporté par Aḥmad

Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »

#8342Authentique· Rapporté par Muslim

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La place la plus basse que l’un d’entre vous occupera au Paradis sera celle où on lui dira : " Formule tes souhaits ! ", et il formulera alors ses souhaits. Ensuite, on lui demandera : " As-tu formulé tes souhaits ? - Il répondra : Oui ! - On lui dira alors : Tu auras ce que tu as souhaité, et son équivalent avec ! " »

#8343Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah dira au gens du Paradis : " Ô, gens du Paradis ! - Ils diront : Nous voici, notre Seigneur ! Tu procures la joie perpétuelle et le bien est entre Tes mains ! - Il dira : Êtes-vous satisfaits ? - Ils diront : Et pourquoi ne serions-nous pas satisfaits, ô Seigneur, alors que Tu nous as donné ce que Tu n'as donné à aucune autre de Tes créatures ? - Il dira : Et si Je vous donnais mieux que cela ? - Ils diront : Et qu'est-ce qui peut être mieux que cela ? - Il dira : Je vous accorde Ma satisfaction, ainsi, plus jamais Je ne serai en colère contre vous ! " »

#8345Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous fûmes invités à un repas avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). On lui servit l’épaule, partie qu’il appréciait plus particulièrement. Il en mangea un morceau puis dit : " Le Jour de la Résurrection, je serai le maître des hommes. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera les premières et les dernières générations sur une même surface, si bien qu’un observateur pourra les voir et qu’un héraut pourra se faire entendre d’eux. Le soleil s’approchera des gens les plongeant dans une anxiété et une angoisse insoutenables et insupportables. Ils se diront : " Ne voyez-vous pas dans quel état vous vous trouvez et ce qui vous a atteint ? N’allez-vous pas chercher quelqu’un pour intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ? " Certaines personnes diront à d’autres : " Allons voir notre père Adam ! " Ils se rendront donc auprès de lui et lui diront : " Ô Adam ! Tu es le père de l’Humanité [et le premier des hommes], Allah t’a créé de Sa Main, Il a insufflé en toi Son Esprit. Il a ordonné aux Anges de se prosterner devant toi, puis Il t’a installé au Paradis. Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes et ce qui nous a atteint ? Ne peux-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ? " Adam leur répondra : " La colère de Mon Seigneur a atteint aujourd’hui un seuil jamais atteint auparavant et qu’elle n’atteindra plus jamais après cela. Or, Il m’a interdit [de manger des fruits de] l’arbre, mais j’ai désobéi. Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Allez voir un autre, allez voir Noé (« Nûḥ ») ! " Ils iront donc voir Noé à qui ils diront : " Ô Noé ! Tu es le premier Messager envoyé aux gens de la Terre et Allah t’a surnommé : ‘ le serviteur très reconnaissant ’. Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes et (ne vois-tu pas) ce qui nous a atteint ? Ne peux-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ? " Noé leur répondra : " La colère de Mon Seigneur a atteint aujourd’hui un seuil jamais atteint auparavant et qu’elle n’atteindra plus jamais après cela. Or, Allah m’a accordé le droit à une invocation que j’ai utilisé contre mon peuple. Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Allez voir un autre, allez voir Abraham (« Ibrâhîm ») ! " Ils se rendront alors auprès d’Abraham qu’ils solliciteront également : " Ô Abraham ! Tu es le Prophète d’Allah et son ami intime parmi tous les habitants de la Terre. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes ? " Alors, Abraham leur dira : " La colère de Mon Seigneur a atteint aujourd’hui un seuil jamais atteint auparavant et qu’elle n’atteindra plus jamais après cela. Or, j’ai menti à trois reprises. Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Allez voir un autre, allez voir Moïse (« Mûsâ ») ! " Ils iront donc voir Moise en lui disant : " Ô Moïse ! Tu es le Messager d’Allah et Il t’a privilégié sur les hommes en t’accordant ses Messages et en t’adressant la parole. Intercède en notre faveur auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes ? " Moïse leur dira : " La colère de Mon Seigneur a atteint aujourd’hui un seuil jamais atteint auparavant et qu’elle n’atteindra plus jamais après cela. Or, j’ai tué un homme qu’on ne m’avait pas ordonné de tuer. Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Allez voir un autre, allez voir Jésus (« 'îssâ ») ! " Ils se rendront auprès de Jésus à qui ils diront : " Ô Jésus ! Tu es le Messager d’Allah, Sa Parole qu’il envoya à Marie (« Mariam ») et un Esprit émanant de Lui, et tu as parlé aux gens au berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes ? " Jésus leur répondra : " La colère de Mon Seigneur a atteint aujourd’hui un seuil jamais atteint auparavant et qu’elle n’atteindra plus jamais après cela. Et il ne mentionna aucun péché. Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Mon cas me suffit ! Allez voir un autre, allez voir Muḥammad (sur lui la paix et le salut). " » Et dans une [autre] version : « ...Ils viendront me voir et me diront : " Ô Muḥammad ! Tu es le Messager d’Allah et le sceau des Prophètes ! Par ailleurs, Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes ? Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : " Je me rendrai alors sous le Trône et je tomberai en prosternation devant mon Seigneur. Ensuite, Allah m’inspirera des formules de glorification et de bel éloge qu’Il n’aura jamais inspirées à aucun être avant moi. Puis on me dira : " Ô Muḥammad ! Relève ta tête, demande et on te donnera, intercède et on intercédera en ta faveur. " Je lèverai alors la tête et je dirai : " Ma communauté, ô Seigneur ! Ma communauté, ô Seigneur ! Ma communauté, ô Seigneur ! " On me dira : " Ô Muḥammad ! Fais entrer parmi ta communauté quiconque n’a pas de compte à rendre par la porte droite des portes du Paradis et ils entreront également par les autres portes [du Paradis] avec le reste des gens. " Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : " Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main ! La distance entre les deux montants des portes du Paradis est comme celle qui sépare La Mecque de Hajara [une ville du Bahreïn] ou La Mecque de Buṣra [une ville de Syrie]. " »

#8346Authentique· Rapporté par Al-Bûkhârî

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »

#8407Authentique· Rapporté par Al-Bûkhârî

Abû Sulaymân Khâlid ibn Al-Walîd (qu’Allah l'agrée) à dit : « Neuf sabres se sont brisés entre mes mains, à la bataille de Mu’tah, et je n’avais plus pour me battre qu’une épée yéménite ! »

#8412Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Umm Sharîk (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné de tuer les geckos et a dit : " Ils soufflaient sur le feu d’Ibrâhîm (sur lui la paix). " »

#8869Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

`Ali ( qu'Allah l'agrée ) relate : " Alors que nous assistions à un enterrement à Baqî` Al-Gharqad, le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint et s'assit. Nous nous assîmes autour de lui et, alors qu'il tenait un bâton, il baissa la tête et se mit à taper le sol avec son extrémité, avant de dire : " Il n'en est pas un d'entre vous qui n'ait dores et déjà sa place écrite, au Paradis ou en Enfer ! - Ils dirent : Ô, messager d'Allah ! Ne devrions-nous pas nous reposer sur ce qui est écrit ? - Il dit : Œuvrez donc ! Chacun sera mené vers ce pour quoi il fut créé...", puis il évoqua le reste du Hadith.

#8883Authentique· Rapporté par Al-Bûkhârî

Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un homme qui en accuse un autre d'immoralité ou de mécréance sans que cette parole ne revienne sur lui, si elle n'est pas justifiée. »

#8884Authentique· Rapporté par Abû Dâwud

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui dupe la femme d’un homme ou son esclave n’est pas des nôtres ! »

#8887Authentique· Rapporté par Muslim

Abû Mas’ûd Al-Badrî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je fouettais l’un de mes esclaves lorsque j’entendis une voix dans mon dos : " Sache Abâ Mas’ûd ! " Mais à cause de la colère, je ne reconnus pas la voix. Quand la personne s’approcha de moi, je m’aperçus qu’il s’agissait du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui disait : " Sache Abâ Mas’ûd qu’Allah a plus de pouvoir sur toi que toi sur cet esclave ! - Je répondis alors : Dorénavant, je ne frapperai plus jamais aucun esclave ! " » Dans une autre version : « Le fouet me tomba des mains en raison de la crainte que le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’inspira. » Et dans une autre version : « J’ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Il est libre pour le Visage d’Allah, Exalté soit-Il ! - Il dit alors : Si tu ne l’avais pas fait, le Feu t’aurait brûlé ! - ou : le Feu t’aurait touché ! " »

#8905Authentique· Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Aḥmad

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a maudit l’homme qui s’habille comme la femme ainsi que la femme qui s’habille comme l’homme. »

#8908Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, les Juifs et les Chrétiens ne se teignent pas, différenciez-vous d'eux ! »

#8910Authentique· Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad

‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accorda un répit de trois jours à la famille de Ja'far. Ensuite, il vint les voir et leur dit : " Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour ! " Puis, il ajouta : " Faites venir les fils de mon frère ! " On nous fit venir devant lui et nous étions comme des oisillons. Il a alors dit : " Faites venir le coiffeur ! " et il lui ordonna de nous raser la tête. »

#8918Authentique· Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens interrogèrent le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) au sujet des devins. Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) leur dit alors : " Ils ne sont rien ! " Ils dirent : " Ô Messager d'Allah ! Il arrive parfois qu'ils nous disent des choses qui s'avèrent vraies ! " Ce à quoi, le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : " Ces paroles, qui relèvent de la vérité, c'est le djinn qui les intercepte et les répète à l'oreille de son allié, c'est alors qu'ils y mélangent cent mensonges ! " »

#8927Authentique· Rapporté par Al-Bûkhârî

An-Nuʽmân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « ʽAbdullah ibn Rawâḥah (qu'Allah l'agrée) s'est évanoui. Sa sœur s'est mise à pleurer et à dire : " Ô ma montagne ! Ô ceci ! Ô cela ! " et elle évoqua ses qualités. Lorsqu'il reprit connaissance, il dit : " Tu n'as pas dit une chose, sans qu'il ne me soit dit : 'Es-tu ainsi ?' " »

Les fondements de la foi islamique

La croyance en Islam repose sur six piliers : la foi en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour du Jugement et au destin. Les hadiths de cette collection expliquent en detail chacun de ces piliers avec les enseignements directs du Prophete (paix et salut sur lui).

L'unicite d'Allah (Tawhid)

Le Tawhid est le coeur de la croyance islamique. Ces hadiths montrent comment le Prophete (paix et salut sur lui) a enseigne l'unicite d'Allah a ses Compagnons, les consequences de cette croyance dans la vie quotidienne et la promesse du Paradis pour celui qui temoigne sincerement qu'il n'y a de divinite qu'Allah.

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