الفضائل والآداب
503 Hadith
L'Islam accorde une importance capitale aux bonnes manieres et aux vertus morales. Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai ete envoye pour parfaire les nobles caracteres."
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné qu’on se lèche les doigts et qu’on lèche les plats, et il a dit : " Vous ne savez pas où se trouve la bénédiction ! " » Dans une version : « Lorsque la bouchée de quelqu’un tombe par terre, qu’il la ramasse, qu’il la nettoie les saletés qui sont dessus, qu’il la mange ensuite et qu’il ne la laisse pas au Diable. Et qu’il ne s’essuie pas la main avant de s’être léché les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. » Dans une autre version : « Le Diable est aux côtés de l’individu dans tout ce qu’il fait, même lorsqu’il mange. Ainsi, si la bouchée de quelqu’un tombe par terre, qu’il la nettoie des saletés qui sont dessus, qu’il la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable. »
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit un jour chez Sa’d ibn ‘Ubâdah (qu’Allah l’agrée) qui lui amena du pain et de l’huile. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) mangea. Puis, il dit : " Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, que les gens pieux mangent de votre nourriture et que les Anges prient sur vous ! " »
‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Allah n’enlèvera pas le savoir en l’arrachant aux gens, mais il enlèvera le savoir en enlevant les savants, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul ! Alors, les gens prendront pour guides des ignorants ; ils seront questionnés et donneront des avis juridiques sans aucun savoir ; ils s’égareront et égareront les autres." »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : "J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qu’aucun esprit humain n’a pu s’imaginer ! " Si vous le souhaitez, lisez : {( Personne ne connaît les plaisirs qui leur ont été réservés, en récompense de ce qu’ils accomplissaient !)} [Coran : 32/17]. » Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai assisté à une assemblée dans laquelle le Prophète (sur lui la paix et le salut) a décrit le Paradis du début à la fin et pour conclure, il a dit : " Il s’y trouve ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qu’aucun esprit humain n’a pu s’imaginer ! " Puis, il récita : {( Leurs flancs s’arrachent de leurs lits )} jusqu'à Sa parole, Exalté soit-Il : {( Personne ne connaît les plaisirs qui leur ont été réservés, en rétribution de ce qu’ils accomplissaient ! )} [Coran : 32/17]. »
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »
Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, ces lieux sont fréquentés ; ainsi, lorsque l'un de vous y entre, qu'il dise : " Je me réfugie auprès d'Allah contre les démons mâles et femelles ! " »
Zayd (qu'Allah l'agrée), l’esclave affranchi du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dit : "Je demande pardon à Allah ! Celui en dehors de Qui aucune divinité n'est digne d’être adorée, Le Vivant, Celui qui se suffit à Lui-même et qui pourvoit aux autres, et je me repens à Lui ! " Tous ses péchés lui seront pardonnés, même s’il a tourné le dos à l’ennemi sur le champ de bataille. »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Cette nuit, j’ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens se sont précipités pour les recueillir dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la Terre et je te vis saisir cette corde et t’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme vint et s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme vint encore qui s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva grâce à elle. Enfin, un troisième homme vint, il s’est saisi de la corde mais celle-ci s’est rompue puis elle s’est de nouveau liée [et il put finalement s’élever dans les airs.] Abû Bakr dit alors : " Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, par Allah, laisse-moi donner l’interprétation de ce songe ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Interprète-le ! - Il a dit : Le nuage c'est l’Islam ; le miel et le beurre qui en tombent, c’est le Coran et sa douce saveur qui tombent ; certains en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la Terre, c’est la Vérité sur laquelle tu es [et que tu nous as apportée] et en t’y attachant, Allah t’a élevé. Après toi, un homme viendra et se saisira de cette corde [de la Vérité] et grâce à elle, il s’élèvera [lui aussi]. Un autre homme viendra ensuite, s’en saisira et s’élèvera [lui aussi]. Enfin, un autre homme viendra, il se saisira de la corde mais celle-ci se rompra puis se liera de nouveau et alors l’homme s’élèvera. Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! - Il [Abû Bakr] dit : Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je t’en prie, dis-moi en quoi je me suis trompé. - Il [lui] répondit : Ne jure pas ! " »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Il n'y avait pas une personne plus chère [à leurs yeux] que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lorsqu'ils le voyaient, ils ne se levaient pas du fait qu'ils savaient qu'il détestait cela. »
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu me rendre visite sans monter une mule ou un cheval. »
Abû 'Abdillah Al-Jadalî relate : « J'ai interrogé ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) à propos du comportement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) elle a alors dit : "Il n’était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur." »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que Jibrîl vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec un tissu de soie vert sur lequel se trouvait son image à elle et lui dit : « C'est ton épouse ici-bas et dans l’au-delà ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais vu quelqu'un qui soit plus miséricordieux envers les enfants que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il a dit : « Il faisait allaiter Ibrâhîm dans la banlieue de Médine. Nous l’accompagnions lorsqu’il partait et entrait dans la maison, qui était pleine de fumée, car celui qui le gardait était forgeron. Il le prenait, l’embrassait, puis repartait ». ‘Amr a dit : « Lorsqu’Ibrâhîm mourut, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibrâhîm est mon fils et il est mort alors qu’il tétait encore ! Il a deux nourrices qui parachèvent son allaitement au Paradis." »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »
Jâbir ibn ʽAbdillah relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Az-Zubayr est le fils de ma tante paternelle et mon apôtre de ma communauté. »
Hâni‘, l’esclave de 'Uthmân (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque 'Uthmân (qu'Allah l'agrée) se tenait debout devant une tombe, il pleurait tellement qu'il en mouillait sa barbe. On lui dit : « Tu évoques le Paradis et l’Enfer sans verser une larme, et tu pleures devant ça ? - Il répondit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "La tombe est la première des étapes de l’au-delà. S’il en est sauvé, ce qui suivra sera plus facile ; sinon, ce qui viendra sera plus rude." »
Al-Barâ‘ ibn ‘Âzib (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous sortîmes en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de suivre le convoi funèbre d’un homme des Anṣâr. Nous arrivâmes à sa tombe avant qu’il ne soit enterré. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’est assis et nous nous sommes assis autour de lui. On aurait dit que des oiseaux étaient posés sur nos têtes, tandis qu’il tenait un petit bâton, avec lequel il donnait des petits coups dans le sol. Il leva la tête et dit, deux ou trois fois : "Réfugiez-vous auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe !" » Dans une version, il a ajouté : « Certes, il entend le bruit de leurs sandales lorsque les gens s’éloignent. Puis, on lui demande : "Ô toi ! Qui est ton Dieu ? Quelle est ta religion ? Qui est ton Prophète ?" » Hannâd a précisé : « Il a dit : "Deux Anges viennent à lui et l’assoient, avant de lui demander : Qui est ton Dieu ? - Il répond : Mon Dieu est Allah ! - Ils lui demandent : Quelle est ta religion ? - Il répond : Ma religion est l’Islam ! - Ils lui demandent : Quel est cet homme qui vous a été envoyé ? - Il répond : C’est le Messager d’Allah ! - Ils demandent : Comment le sais-tu ? - Il répond : J’ai lu le Livre d’Allah, j’y ai cru et je l’ai suivi ! » Dans le hadith de Jarîr, il est ajouté : « C’est la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur : {( Allah raffermit ceux qui ont cru...)} [Coran : 14/27]. » Ensuite, tous deux rapportent : « Alors, depuis le ciel, une voix dira : "Mon serviteur a dit vrai ! Etalez donc pour lui des couches du Paradis ! Ouvrez-lui une porte qui donne sur le Paradis et faites-lui porter des vêtements du Paradis !" » Il a dit : « Alors, une partie de son vent et de son parfum lui parviendra. » Il a dit : « Ensuite, on lui élargira [sa tombe] jusqu’à là où sa vue s’arrête. » Il a dit : « Quant au mécréant - il mentionna alors sa mort et a dit - : son âme reviendra dans son corps et deux Anges viendront à lui et lui demanderont : "Qui est ton Dieu ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Euh ! Je ne sais pas ! - Ils demanderont : Quelle est ta religion ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Je ne sais pas ! - Ils demanderont : Quel est cet homme qui vous a été envoyé ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Je ne sais pas !" Alors, depuis le ciel, une voix dira : "Mon serviteur a dit faux ! Étalez donc pour lui des couches de l’Enfer, faites-lui porter des vêtements de l’Enfer et ouvrez-lui une porte qui donne sur l’Enfer !" » Il a dit : « Alors, une partie de sa chaleur et de son vent lui parviendra. » Il a dit : « On resserrera alors sa tombe sur lui, jusqu’à ce que ses côtes s’entrecroisent. » Dans son hadith, Jarîr ajoute : « Il a dit : "Puis, on lui déléguera un homme aveugle et muet, qui tient une barre de fer, si on l’utilisait pour taper sur une montagne, elle deviendrait poussière." » Il a dit : « Il lui donnera un coup et tous ceux qui sont entre l’Est et l’Ouest l’entendront, à l’exception des djinns et des êtres humains, et il deviendra poussière. » Il a dit : « Puis, on lui rendra son âme. »
Abû Faḍl Al-‘Abbâs ibn ‘Abd Al-Muṭṭalib (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a dit : « Ô Messager d’Allah ! Enseigne-moi une chose que je demanderai à Allah, Exalté soit-Il. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Demande à Allah la préservation. » Je demeurai ainsi quelques jours, puis je vins à lui et je lui demandai à nouveau : « Ô Messager d’Allah ! Enseigne-moi une chose que je demanderai à Allah. » Il me répondit alors : « Ô ‘Abbâs, oncle du Messager d’Allah ! Demande à Allah la préservation ici-bas et dans l’au-delà ! »
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque que l’un d’entre vous finit de manger, qu’il n’essuie pas sa main avant de la lécher ou de la faire lécher. »
Aboû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Ne vous informerais-je pas des plus grands des péchés majeurs ? » Il répéta cela trois fois. Ils dirent : « Mais si ! Ô Messager d'Allah ! » Il dit : « L'association à Allah, la désobéissance aux parents... » Il était accoudé, il s'assit alors et poursuivit : « Et la parole mensongère ! » Il ne cessa de répéter cela au point où nous nous sommes dit : « Si seulement il s'était tu ! »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a accorde une place centrale au bon comportement. Il a dit que les croyants les plus complets en foi sont ceux qui ont le meilleur caractere. Ces hadiths couvrent la bienveillance, la patience, la generosite, l'honnetete, le respect des parents, la bonte envers les voisins et bien d'autres vertus essentielles.
Au-dela des actes d'adoration, l'Islam forme une personnalite equilibree et vertueuse. Ces hadiths sont un guide pratique pour developper les qualites qui plaisent a Allah : la douceur dans la parole, la maitrise de la colere, la compassion envers les faibles et la justice dans toutes les situations.
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