الفضائل والآداب
503 Hadith
L'Islam accorde une importance capitale aux bonnes manieres et aux vertus morales. Le Prophete (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai ete envoye pour parfaire les nobles caracteres."
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah a dit : « N’est pas des nôtres celui qui ne fait pas preuve de miséricorde envers nos jeunes et n’honore pas nos anciens. »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), il y avait deux frères : l’un d’eux se rendait auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l’autre allait travailler. [Un jour], ce dernier se plaignit au Prophète (sur lui la paix et le salut) de son frère. [Le Prophète] lui dit alors : « Il est probable qu’il soit la cause de ta subsistance ! »
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'exemple du compagnon vertueux et du mauvais compagnon n'est autre que celui du vendeur de musc et du forgeron. Le vendeur de musc soit il t’en offrira, soit il t’en vendra, soit tu sentiras une odeur agréable émaner de lui. Quant au forgeron, soit il brûlera tes vêtements, soit tu sentiras une odeur désagréable émaner de lui. »
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), j'étais un jeune garçon et j'apprenais ce qu'il disait. Rien ne m'empêchait de parler, si ce n'est la présence d'hommes plus âgés que moi. »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une pauvre femme portant ses deux filles est venue à moi et je lui ai donné trois dattes. Elle en donna une à chacune de ses filles, puis approcha la troisième de sa bouche afin de la manger. Les deux filles lui en réclamèrent et elle leur partagea alors la datte qu’elle voulait manger. Son geste me plut énormément ; je racontai donc au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ce qu’avait fait cette femme. Il dit : « [Par ce geste], Allah lui a promis le Paradis, ou l’a affranchi du Feu ».
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui entretient une veuve ou un pauvre est semblable à celui qui combat dans le sentier d'Allah » ; et je crois qu'il a également dit : « à celui qui prie sans s’arrêter et au jeûneur qui jamais ne rompt son jeûne. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme alla visiter l’un de ses frères dans un autre village. Allah, Exalté soit-Il, envoya alors un ange sur son chemin afin de l’observer. Lorsque ce dernier arriva à l’homme, il lui demanda : « Où vas-tu ? - Je souhaite rendre visite à un de mes frères dans ce village, répondit l’homme. - Lui as-tu fait une faveur pour laquelle tu espères une récompense ? demanda l’ange. – Non, répondit l’homme, c’est uniquement parce que je l’aime pour Allah, Exalté soit-Il. » L’ange dit : « Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah, afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui ! »
Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il la vit, il lui souhaita la bienvenue en disant : « Bienvenue à ma fille ! » Puis, il la fit s'asseoir à sa droite ou à sa gauche et lui confia un secret. Elle pleura à chaudes larmes. Voyant sa tristesse, il lui confia un second secret et là, elle rit. Je lui ai alors dit : « D'entre toutes les femmes de son entourage, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'accorde le privilège de ses confidences et ensuite tu pleures !? » Quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'en alla, je lui ai demandé : « Que t'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Elle répondit : « Je ne suis point telle à divulguer le secret du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mourut, j’ai de nouveau demandé : « Je te demande par le droit que j'ai sur toi ! Me diras-tu ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a confié ? » Elle répondit : « Maintenant, oui ! Dans sa première confidence, il m'informa que Jibrîl lui faisait réciter le Coran une ou deux fois par an. Or, cette fois-ci, il le lui avait fait réciter à deux reprises [et qu'il n'y voyait pas] d'autre signe que la proximité de sa mort ; il me dit : « Crains donc Allah et patiente ! Car quel bon prédécesseur je suis pour toi ! » J’ai donc pleuré les larmes que tu vis. Devant ma tristesse, il me fit cette deuxième confidence : « Ô Fâṭimah ! N'es-tu pas satisfaite d'être la reine des femmes croyantes ou la reine des femmes de cette communauté ? » J'ai alors ri du rire que tu as vu ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Le véritable indigent n’est pas celui qui se contente d’une datte ou deux, ou d’une bouchée ou deux ; le véritable indigent, c’est celui qui s’abstient.
Shahr ibn Ḥawshab (qu'Allah l'agrée) relate : « J’ai dit à Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) : « Ô mère des croyants ! Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était chez toi, quelle était l’invocation qu’il répétait le plus ? » Elle répondit : « L’invocation qu’il répétait le plus était : « Ô Toi qui bouleverse les cœurs ! Affermis mon cœur dans Ta religion ! »
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) questionna le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos de la peste et il l’informa en disant : « C’est un châtiment qu’Allah, Exalté soit-Il, infligeait à celui qu’Il voulait, puis, Il en fît une miséricorde pour les croyants. Ainsi, il n’est pas un seul serviteur qui ne soit contaminé par la peste et qui reste dans son pays, patient, espérant [la récompense divine] tout en sachant que rien ne l’atteindra hormis ce qu’Allah lui a prédestiné, sans qu’il n’ait la récompense du martyr. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Exalté soit-Il, dit : « Lorsque j’enlève à mon serviteur croyant un être cher de cette vie d'ici-bas, et qu’il endure la douleur pour Moi, Je n’ai d’autre récompense pour lui que le Paradis. »
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Savez-vous qui est le ruiné ? » Ils répondirent : « Le ruiné, pour nous, c’est celui qui n’a ni argent, ni biens ! » Il dit alors : « Le ruiné de ma communauté, c’est celui qui, au Jour de la Résurrection, viendra avec des prières, des jeûnes et des aumônes légales, mais aura insulté untel, calomnié untel, fait couler le sang d’untel et frappé untel. On donnera alors ses bonnes actions à celui-ci et à celui-là. Et si ses bonnes actions s’épuisent avant que l’on ait réglé ses comptes, on prendra alors une partie de leurs péchés et on l’en chargera. Ensuite, il sera jeté dans le feu. »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Répétez abondamment dans vos invocations : Ô Toi qui possède la Majesté et la Générosité ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous s'arrête dans une assise, qu'il salue. Et lorsqu'il veut se lever, qu'il salue. En effet, le premier salut n'a pas plus de droit que le dernier. »
Abdallah ibn 'Abbâs et 'Imrân ibn Al-Ḥussayn (qu'Allah les agrée ) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé dans le Paradis, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres. Et j'ai regardé en Enfer, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les femmes. »
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger. » Thâbit (qu'Allah l'agrée) a dit : « Anas (qu'Allah l'agrée) faisait quelque chose que je ne vous vois pas faire : lorsqu’il relevait la tête de l'inclinaison, il restait debout au point qu’on se disait : « Il a oublié ! », et lorsqu’il relevait la tête de la prosternation, il demeurait (assis) au point qu'on disait : « Il a oublié ! ».
Jâbir ibn 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N'invoquez pas contre vous-mêmes, n'invoquez pas contre vos enfants, n'invoquez pas contre vos biens ; vos invocations pourraient coïncider avec un moment où Allah exauce les vœux ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'un d'entre vous ne cesse d'être exaucé tant qu'il ne s’impatiente pas en disant : « J'ai invoqué mon Seigneur, mais Il ne m'a pas exaucé ! » Et dans une version de Muslim : « On ne cesse d'exaucer le serviteur tant qu'il n'invoque pas pour un péché ou pour rompre des liens de parenté et tant qu'il ne s’impatiente pas. » On demanda : « Ô Messager d'Allah ! Qu'est que l’impatience ? » [Le Prophète] répondit : « Il dit : J'ai invoqué et invoqué, mais je ne me vois pas exaucé ! » Il se lasse alors et abandonne l'invocation. »
Abû Umâmah (qu'Allah l'agrée) relate : « On demanda au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Quelle est l'invocation la plus entendue ? - Il répondit : « La fin de la nuit et après les prières obligatoires. »
Le Prophete (paix et salut sur lui) a accorde une place centrale au bon comportement. Il a dit que les croyants les plus complets en foi sont ceux qui ont le meilleur caractere. Ces hadiths couvrent la bienveillance, la patience, la generosite, l'honnetete, le respect des parents, la bonte envers les voisins et bien d'autres vertus essentielles.
Au-dela des actes d'adoration, l'Islam forme une personnalite equilibree et vertueuse. Ces hadiths sont un guide pratique pour developper les qualites qui plaisent a Allah : la douceur dans la parole, la maitrise de la colere, la compassion envers les faibles et la justice dans toutes les situations.
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