الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'y a pas d'aumône légale à payer sur moins de cinq onces d'argent, ni sur moins de cinq chameaux et ni sur moins de cinq « Awsuq ». »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'ai fait le vœu, à l'époque préislamique, d'accomplir une retraite spirituelle d'une nuit - et dans une autre version : d'un jour - dans la mosquée sacrée. - Il répondit : Acquitte-toi donc de ton vœu ! " »
ʽAbdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous voyez le croissant de lune, jeûnez ! Et lorsque vous le voyez à nouveau, mangez ! S'il est impossible de le voir, complétez le mois. »
Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons s'engagèrent dans le Pèlerinage , et aucun d'entre eux n'avait d'offrande avec lui à l'exception du Prophète (sur lui la paix et le salut) et de Ṭalḥah. 'Ali (qu’Allah l’agrée), revenant du Yémen, dit : "Je m'engage dans le même rite que le Prophète (sur lui la paix et le salut). " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors à ses Compagnons d'en faire une 'Umrah, de sorte à ce qu'ils fassent la circumambulation, se coupent les cheveux et se désacralisent, sauf pour ceux qui avaient des offrandes avec eux. Ils dirent : « Irons-nous à Minâ, le pénis encore gouttant !? » Quand cela parvint au Prophète (sur lui la paix et le salut), il dit : « Si c'était à refaire, je n'aurais pas amené d'offrande et si je n'avais pas d'offrande avec moi, je me serais désacralisé. Par ailleurs, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) eut ses règles. Elle accomplit tous les rites sauf la circumambulation autour de la Ka’bah et le Sa’î. Une fois purifiée et après avoir accompli la circumambulation autour de la Ka’bah, elle dit : « Ô, Messager d'Allah ! Vous repartez avec un Pèlerinage et une 'Umrah, alors que moi, je ne repars qu'avec un Pèlerinage ? » Il ordonna alors à 'Abduraḥmân, le fils d'Abu Bakr, de sortir avec elle jusqu'à « At-Tan'îm ». Ainsi, elle fit la 'Umrah après le Pèlerinage.
D'après Jâbir ibn 'AbdiLlah (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire lors de l'année de la Conquête alors qu'il était à La Mecque : « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente de l'alcool, de la bête morte, du porc et des statues ! » On demanda alors : « Ô Messager d'Allah ! Qu'en est-il de la graisse de la bête morte ? Car on en enduit les bateaux, on en graisse les peaux et les gens s'en servent pour s'éclairer ! » Il répondit alors : « Non, c'est illicite ! » Ensuite, à ce moment-là, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Qu'Allah fasse périr les Juifs ! Certes, Allah leur avait interdit les graisses [des bêtes mortes] mais ils les ont fait fondre puis les ont vendues et ont consommé le prix de la vente. »
Abû Dharr al-Ghifârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Quelques Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirent à ce dernier : " Ô Messager d’Allah ! Les riches sont partis avec toutes les récompenses ! Ils prient comme nous, ils jeûnent comme nous et en plus ils font aumône du surplus de leurs biens ! - Il dit alors : Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire aumône ? Chaque glorification [d’Allah] est une aumône, chaque proclamation [de la grandeur d’Allah] est une aumône, chaque louange [d’Allah] est une aumône, chaque attestation de foi est une aumône, ordonner ce qui est convenable est une aumône, interdire ce qui est blâmable est une aumône, et le rapport charnel [de l’homme avec sa femme] est une aumône. - Ils dirent : Ô Messager d’Allah ! Quelqu’un peut donc assouvir son plaisir et être récompensé ?! - Il répondit : Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, ne commettrait-il pas un péché ? Par conséquent, s’il le fait dans ce qui est licite, il sera récompensé. " »
Al-Ḥassan ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Délaisse ce qui suscite en toi le doute pour ce qui n’en suscite pas. »
Zirr ibn Ḥubaysh a dit : « Je me rendis chez Ṣafwân ibn 'Assâl (qu'Allah l'agrée) pour l'interroger au sujet de l'essuyage des Khuff. Il me dit : " Qu'est ce qui te fait venir, Ô Zirr ? - Je dis : La recherche du savoir ! - Il dit : Les Anges abaissent leurs ailes devant celui qui se consacre à la recherche du savoir en signe de satisfaction de ce qu'il fait. - Je dis : Il y a un doute qui s'agite dans ma poitrine quant à la légalité de l'essuyage des Khuff après avoir déféqué ou uriné, et comme tu es l'un des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut), je suis venu te demander si tu l'avais entendu mentionner quelque chose à ce sujet. - Il répondit : Oui ! Et il nous ordonnait, quand nous étions en voyage, de ne pas ôter nos Khuff durant trois jours et trois nuits sauf en cas d'impureté majeure, mais pas après avoir déféqué, uriné ou dormi. - Je dis : L'as-tu entendu dire quelque chose au sujet de ceux que l'on aime ? - Il dit : Oui ! Au cours d'un voyage avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) alors que nous étions auprès de lui, voilà qu'un bédouin l'appela d'une voix bien forte : " Ô Muḥammad ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit à peu près sur le même ton : " Me voici ! " - Je dis au bédouin : " Malheur à toi ! Baisse un peu ta voix auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) car cela t'a été interdit ! - Il dit : Par Allah ! Je ne baisserai pas ma voix ! Puis, il dit : L'homme aime certaines gens mais ne peut atteindre leur niveau, dis-moi ce que tu en penses ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Au Jour de la Résurrection, l'homme est avec ceux qu'il a aimés. " Puis, il ne cessa de nous parler jusqu'à ce qu'il cita une porte qui s'ouvrira de l'Occident et dont la largeur équivaudrait au parcours du cavalier durant quarante ou soixante-dix ans. Sufyân, l'un des rapporteurs, dit : " Cette porte s'ouvrira du côté du Shâm. Allah, Exalté soit-Il, l'a créée le jour même où Il créa les cieux et la terre, ouverte au repentir, elle ne se fermera pas avant que le soleil ne se lève de son côté." »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière que l’homme accomplit en commun dépasse la prière qu'il accomplit dans sa boutique et sa demeure de vingt et quelques degrés. En effet, si l’un d’eux fait ses ablutions et les parfait, puis se rend à la mosquée, n’étant motivé que par la prière et ne désirant que la prière, il ne fait pas un pas sans qu’on ne l’élève d’un degré et qu’on ne lui efface un péché, jusqu’à ce qu’il entre à la mosquée. Et lorsqu’il y entre, il est en prière tant que celle-ci le retient. Les Anges invoquent en faveur de l’un de vous aussi longtemps qu’il demeure à la place où il a prié et ils disent : " Ô Allah ! Fais-lui miséricorde ! Ô Allah ! Pardonne-lui ! Ô Allah ! Accepte son repentir ! " Et cela aussi longtemps qu’il ne nuit pas à autrui et qu’il ne perd pas ses ablutions. »
Abû Sa’îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Point de préjudice, ni de dommage ! »
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le sang d’un homme musulman n’est licite que pour l’une des trois raisons suivantes : L’homme marié qui commet l’adultère, une vie pour une autre, et celui qui renie sa religion et se sépare du groupe. »
Ma’an ibn Yazîd ibn Al-Akhnas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Mon père Yazîd (qu’Allah l’agrée) réserva une somme d’argent (de dinars) pour en faire l’aumône et chargea une personne à la mosquée de la distribuer. Je me suis présenté à l’homme qui me la donna, puis je portai la somme à mon père qui me dit : « Par Allah ! Ce n’était pas à toi que je voulais donner cet argent ! » J'ai présenté le différend au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit à mon père : « Tu as eu la rétribution de ton intention ô Yazîd ! Et ce que tu as pris est à toi ô Ma'an ! »
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si l’on donnait satisfaction aux gens sur la base de leurs revendications, certains réclameraient le sang et les biens d’autres hommes. Or, la preuve incombe au plaignant, et le serment incombe à celui qui nie. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes. »
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On m'a présenté les actes de ma communauté, les bons comme les mauvais. J’ai constaté que l’une de leurs belles œuvres était le fait d’ôter du chemin les choses nuisibles et que l’une de leurs mauvaises œuvres était la glaire laissée dans la mosquée sans être enfouie. »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) manquait sa prière de nuit, à cause d’une douleur, ou autre, il priait douze unités de prière.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) et Al-Mughîrah ibn Shu'bah (qu'Allah l'agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent. ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) lui dit : " Ô Messager d’Allah ! Pourquoi fais-tu cela alors que tes péchés passés et futurs t’ont été pardonnés ? - Il lui répondit : N’aimerais-je pas être un serviteur reconnaissant ? " »
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui a mangé de l'ail ou de l'oignon ne doit pas s'approcher de nous - ou : ne doit pas s'approcher de notre mosquée - et doit rester chez lui. » Jâbir (qu’Allah l’agrée) dit : « On lui apporta un jour une marmite qui contenait des légumes. Lui trouvant une mauvaise odeur, il demanda ce qu'elle contenait. Quand on l'en informa, il dit : " Approchez-la de l'un de mes Compagnons ! ". Et quand il vit que celui-ci ne voulait pas en manger, il lui dit : " Mange donc ! Moi, j'ai des interlocuteurs qui ne sont pas les vôtres ! " Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui mange de l'ail, de l'oignon ou de la ciboulette ne doit pas approcher notre mosquée, car ce qui nuit aux enfants d'Adam nuit aussi aux Anges. »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a prié sur le Négus et je me trouvais dans le deuxième ou troisième rang. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans l'une des deux prières de l'après-midi - Ibn Sîrîn dit : Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a précisé laquelle, mais j'ai oublié - Il accomplit deux cycles avec nous, avant de prononcer le salut final. Il se leva ensuite en direction d'une bûche posée en travers de la mosquée, il s'appuya dessus, l'air irrité, posa sa main droite sur sa main gauche et croisa les doigts. Les plus pressés sortirent par les portes de la mosquée en disant : " la prière a été raccourcie ! " Parmi les gens se trouvaient Abû Bakr et 'Umar (qu’Allah les agrée), qui n'osèrent pas lui parler. Parmi les gens se trouvait également un homme dont les mains étaient si grandes qu'on l'appelait : " L'homme aux deux mains " (qu’Allah l’agrée). Il dit : " Ô, Messager d'Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? - Il dit : Je n'ai pas oublié et elle n'a pas été raccourcie ! Puis, il demanda : L'homme aux deux mains dit-il vrai ? " Ils firent un geste de la tête, en signe d’approbation. Il s'avança alors et accomplit la partie de la prière qu'il avait délaissée avant de prononcer le salut final. Ensuite, il dit : " Allâhu Akbar ! " (Allah est plus Grand [que tout] ! ) et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! ", puis il dit : " Allâhu Akbar ! " et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! " Je pense qu'ils lui demandèrent : " Ensuite, il a prononcé le salut final ? - Il dit : On m'a dit que 'Imrân ibn Ḥuṣayn a dit : Puis il a prononcé le salut final. " »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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