العقيدة
407 Hadith
La croyance (Aqida) est le fondement de l'Islam. Ces hadiths authentiques definissent les piliers de la foi et eclairent le musulman sur ce qu'il doit croire en son coeur.
Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a annoncé à Khadîjah (qu'Allah l'agrée) qu'au Paradis, elle aurait une demeure en roseau où il n'y a ni tumulte ni fatigue.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Tâchez d'agir du mieux que vous pouvez et sachez qu'aucun d'entre vous ne sera sauvé par ses actions ! – Pas même toi, ô Messager d'Allah ? dirent les Compagnons. – Pas même moi ! dit le Messager, à moins qu'Allah ne me couvre de Sa miséricorde et de Sa grâce. »
Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah a dit : « Il n'est pas un Prophète envoyé par Allah dans une communauté avant moi sans que ce celui-ci n'ait eu au sein de sa communauté des apôtres et des Compagnons qui suivirent sa tradition et se conformèrent à son commandement. Puis, leur ont succédé des générations qui disaient ce qu'elles ne faisaient pas et faisaient ce qui ne leur avait pas été commandé. Celui qui les combat par sa main est croyant, celui qui les combat par sa langue est croyant et celui qui les combat par son cœur est croyant. Par contre après cela, il ne reste même pas un grain de moutarde de foi. »
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il m’a été octroyé cinq choses qu’aucun autre Prophète n’a eues avant moi : j’ai été secouru [de mes ennemis] par l’effroi [jeté dans leurs cœurs] d’une distance équivalente à un mois [de marche] ; la Terre [entière] m’a été allouée comme lieu de prière et de purification - ainsi, n’importe quel homme de ma communauté qui est rattrapé par la prière peut prier [où qu’il soit] ; le butin m’a été autorisé tandis qu’il ne l’a été pour personne avant moi ; l’Intercession m’a été accordée ; et, alors qu’auparavant le Prophète était uniquement envoyé à son peuple, j’ai été envoyé à l’ensemble des gens. »
Jarîr ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), en début de journée, quand vinrent des gens presque nus, habillés d'étoffes de laine rayées ou d'étoffes épaisses qu'ils portaient à leurs cous, équipés de sabres. La plupart - ou plutôt tous - étaient de Mudar. En voyant leur dénuement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) changea de mine. Il entra chez lui, ressortit, puis ordonna à Bilâl d'appeler à la prière et à son accomplissement. Il pria donc, puis prononça un discours dans lequel il dit : {( Ô, gens ! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés à partir d'une seule personne…)} jusqu'à la fin du verset {(…certes, Allah vous surveille. )} [Coran : 4/1]. Puis, il dit l'autre verset, celui qui se trouve dans la Sourate « L’exode » : {( Ô, vous qui croyez ! Craignez Allah et que chaque personne regarde ce qu'elle a préparé pour demain )} [Coran : 59/18]. Il dit : « Qu'un homme fasse aumône de sa pièce d'or, de sa pièce d'argent, de son vêtement, d'un boisseau de blé, d'un boisseau de dattes... Jusqu'à dire : et même d'un morceau de datte ! » Un homme des Ansars apporta alors un sac qu'il avait du mal à tenir par la main, ou plutôt qu'il n'arrivait pas à tenir ; de là, les gens vinrent les uns après les autres, au point où je pus voir deux grandes quantités de nourriture et de vêtements ainsi que le visage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) briller comme de l'or. Là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Celui qui instaure une bonne habitude dans l'Islam, gagnera une récompense pour celle-ci ainsi que les récompenses de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs récompenses. Et celui qui instaure une mauvaise habitude dans l'Islam, portera un péché pour celle-ci ainsi que les péchés de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs péchés. »
Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : « Ceux qui s'aiment en Ma majesté auront des chaires de lumière, que leur envieront les Prophètes et les martyrs. »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le mort est placé sur la civière et que les hommes le portent sur leurs épaules, s'il était vertueux, il dit : « Emmenez-moi ! Emmenez-moi ! » Mais, s'il était non vertueux, il dit à sa famille : « Malheur à moi ! Où m’emmenez-vous ? » Toute chose entend sa voix excepté les êtres humains. Si ces derniers l’entendaient, ils seraient foudroyés [de terreur].
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah". »
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quand une personne venait au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour une requête, celui-ci se tournait vers ceux qui étaient assis avec lui et leur disait : « Intercédez et vous en serez récompensés. Allah décrète ce qu’il aime par la bouche de Son prophète. » Et dans une autre version : « Ce qu’Il veut. »
Ḥârithah ibn Wahb (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Ne vous informerais-je pas des gens du Paradis ? » Ils répondirent : « Mais si ! » Il dit : « Tout faible méprisé qui, s’il jure par Allah, Il l’aide à tenir sa promesse. » Puis, il demanda : « Ne vous informerais-je pas des gens de l’Enfer ? » Ils répondirent : « Mais si ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Toute personne rude, hautaine et orgueilleuse. »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que Umm Ar-Rubayyi’ bint Al-Barâ`, qui était la mère de Ḥârithah ibn Surâqah (qu’Allah l’agrée), vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Parle-moi donc de Ḥârithah - qui avait été tué le jour de Badr - : s’il est au Paradis, je patienterai ; et s’il en est autrement, je le pleurerai alors de toutes mes forces. » Il lui répondit : « Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut. »
Abû ‘Abd ar-Rahmân ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je revois encore le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous raconter [l’histoire d’] un Prophète parmi les Prophètes (que la paix soit sur eux tous). Son peuple l’avait frappé au point de le faire saigner et, en essuyant le sang de son visage, il disait : « Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas ! »
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée). La nuit, ils lisaient et étudiaient le Coran ensemble ; le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya donc chez eux mais ces derniers leur barrèrent la route et les tuèrent avant même qu’ils n’arrivent à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré et que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Un homme attaqua Ḥarâm, l’oncle d’Anas (qu’Allah les agrée), par derrière et le transperça de sa lance. Ḥarâm (qu’Allah l’agrée) s’exclama alors : « J’ai triomphé par le Seigneur de la Ka’bah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui [à Médine] : « Vos frères ont été tués et ils ont dit [avant de mourir] : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le Paradis comporte cent degrés qu’Allah a préparés pour les combattants dans la voie d’Allah. Entre chaque degré, il y a un écart équivalent à la distance entre le ciel et la Terre. »
Abû Hurayra relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Je suis à l’égard de Mon serviteur selon ce qu’il pense de Moi, et Je suis avec lui là où il M’évoque. Par Allah ! Allah se réjouit plus du repentir de Son serviteur que l’un d’entre vous retrouvant sa monture égarée dans le désert. Celui qui s’approche de Moi d’un empan, Je M’approche de lui d’une coudée et celui qui s’approche de Moi d’une coudée, Je M’approche de lui d’une brasse. Et celui qui se dirige vers Moi en marchant, Je M’approche de lui avec empressement. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Ici, c’est l’une des versions rapportées par Muslim. Dans une version issue des deux recueils authentiques, il est dit : « Et je suis avec lui au moment où il M’évoque » au lieu de : « … là où il M’évoque. » Les deux versions sont authentiques.
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut faire miséricorde à une communauté, Il saisit [l’âme] de leur Prophète avant la leur, faisant de ce dernier un devancier et un prédécesseur pour sa communauté. En revanche, lorsqu’Allah veut détruire une communauté, Il les châtie du vivant de leur Prophète ; Il les détruit tandis que leur Prophète est encore en vie et assiste [à cet évènement], se réjouissant de leur destruction après qu’ils l’eurent traité de menteur et qu’ils eurent désobéi à ses ordres. »
D'après Talhah ibn ʽUbaydiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Un homme du Najd, ayant les cheveux ébouriffés, est venu au Messager d'Allah ﷺ. Nous entendions le murmure de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il se rapproche du Messager d'Allah ﷺ. C'est alors qu'il le questionna sur l'Islam. Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Cinq prières de jour et de nuit. " - " Dois-je en accomplir d'autres ? " demanda-t-il. - " Non, répondit-il, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d’Allah ﷺ poursuivit : " Et le jeûne du mois de Ramadan. " [L’homme] demanda également : " Dois-je en accomplir un autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d'Allah ﷺ lui parla ensuite de l’aumône légale et l'autre demanda : " Dois-je m'acquitter d'une autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire ", répondit le Prophète ﷺ. " Talhah reprit : " Alors, l’homme s'en retourna en disant : " Par Allah ! Je n'y ajouterai ni n’en diminuerai rien ! " Le Messager d'Allah ﷺ déclara alors : " Il a réussi s'il est véridique. "
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le meilleur jour où le soleil se lève est le vendredi : en ce jour, Adam fut créé, en ce jour il fut introduit au Paradis et en ce jour il en fut chassé. »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le produit de son travail. » Al-Miqdâm ibn Ma'dyakarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains. Certes, le Prophète Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le fruit du travail de ses mains. »
La croyance en Islam repose sur six piliers : la foi en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour du Jugement et au destin. Les hadiths de cette collection expliquent en detail chacun de ces piliers avec les enseignements directs du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Tawhid est le coeur de la croyance islamique. Ces hadiths montrent comment le Prophete (paix et salut sur lui) a enseigne l'unicite d'Allah a ses Compagnons, les consequences de cette croyance dans la vie quotidienne et la promesse du Paradis pour celui qui temoigne sincerement qu'il n'y a de divinite qu'Allah.
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