العقيدة
407 Hadith
La croyance (Aqida) est le fondement de l'Islam. Ces hadiths authentiques definissent les piliers de la foi et eclairent le musulman sur ce qu'il doit croire en son coeur.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
‘Alî ibn Rabî’ah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’étais présent lorsque l’on amena une monture à ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée). Il mit son pied à l’étrier et dit : « BismiLlâh ! » (Au Nom d’Allah !). Puis, lorsqu’il s’installa sur sa monture, il dit : « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !). Ensuite, il prononça la parole suivante : {( Gloire à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n’étions pas capables de le dominer et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. )}. Puis, il prononça trois fois : « Al-ḤamduliLlâh ! » et il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) autant de fois. Ensuite, il conclut en ces termes : « Subḥânak ! » (Gloire et Pureté à Toi !) Je me suis certes fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc, car nul en dehors de Toi ne pardonne les péchés ! » Ensuite, il se mit à rire et on lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô commandeur des croyants ? » Il répondit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) rire comme je viens de le faire, alors je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il me répondit : « Ton Seigneur, Exalté soit-Il, se réjouit de Son serviteur qui dit : « Pardonne-moi mes péchés ! » sachant que nul en dehors de Lui ne pardonne les péchés ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le droit du musulman sur le musulman consiste en six points : Lorsque tu le rencontres, salue-le ; lorsqu’il t’invite, répond à son invitation ; lorsqu’il te demande conseil, conseille-le ; lorsqu’il éternue, invoque la miséricorde d’Allah en sa faveur ; lorsqu’il est malade, visite-le ; et lorsqu’il meurt, suis son convoi funéraire. »
Abdallah ibn ‘Amr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous fîmes halte. Certains d’entre nous montèrent leurs tentes, d’autres s’entraînèrent au tir à l’arc et d’autres encore firent paître leurs bêtes. Soudain, un homme chargé par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’appeler, proclama à voix haute : « La prière en commun ! » Alors, nous nous rassemblâmes auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : « Il n’y a pas eu de Prophète avant moi sans qu’il n’ait eu le devoir de guider sa communauté vers ce qui était le meilleur pour elle et de l’avertir contre ce qui était mauvais pour elle. Pour ce qui est de votre communauté que voici, sa sécurité a été placée à son début quant à sa fin, celle-ci sera touchée par des épreuves et des choses que vous désapprouverez. Des troubles viendront et ne seront rien comparés aux suivants. C’est alors qu’un trouble se manifestera et le croyant s’exclamera : "Celui-ci me détruira !" Puis, il se dissipera et un autre apparaîtra, le croyant s’exclamera de nouveau : "Celui-ci ! Celui-ci !" Par conséquent, que celui qui souhaite être éloigné de l’Enfer et entrer au Paradis fasse en sorte que la mort lui vienne alors qu’il croit en Allah et au Jour Dernier et qu’il traite les gens comme il aimerait qu’on le traite ! Quant à celui qui a fait acte d’allégeance à un imam en mettant sa main dans la sienne et en l’assurant de sa sincère loyauté, qu’il lui obéisse autant que possible ! Et si quelqu’un d’autre vient disputer l’autorité de cet imam, tranchez la tête de cet autre ! »
Ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque imite un peuple en fait partie. »
D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Quel est le plus grave péché auprès d'Allah ? » Il répondit : « Que tu donnes à Allah un égal, alors que c'est Lui qui t’a créé . » J'ai dit : « Cela est vraiment grave. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu tues ton enfant de peur qu’il mange avec toi. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu forniques avec la femme de ton voisin. »
Aboû Ayyoûb Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours de sorte que, lorsqu’ils se rencontrent, ils se détournent l'un de l'autre. Et le meilleur des deux est celui qui salue l’autre en premier. »
Aboû Ṣirmah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque porte préjudice, Allah lui portera préjudice. Et quiconque rend les choses difficiles, Allah les lui rendra difficiles. »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Au cours de la maladie dont il n’a pas survécu, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens. Ils ont fait des tombes de leurs Prophètes des lieux de prière ! » Elle a dit : « Sans cela, sa tombe serait restée à découvert. Mais on craignit qu’il n’en soit fait une mosquée. »
Abdullâh ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque se frappe les joues, s'arrache le col et prononce les adjurations de l'ère de l'ignorance n'est pas des nôtres. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui a commis une injustice envers son frère, en portant atteinte à son honneur ou autre, qu'il lui demande pardon aujourd'hui, avant qu'il n'existe plus ni pièces d'or, ni pièces d'argent. S'il dispose de bonnes actions, on lui en prendra proportionnellement à son injustice et s'il ne dispose pas de bonnes actions, on prendra une partie des péchés de son frère pour les lui faire porter. »
Samurah ibn Jundub (qu’Allah l’agrée) relate : « Il en est parmi eux dont le Feu arrivera aux chevilles, d’autres aux genoux, d’autres à la taille et d’autres aux clavicules ! »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'heure de la prière arriva, ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux (pour faire leurs ablutions), et les autres restèrent. On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte ! Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! On demanda à Anas (qu'Allah l'agrée) : « Combien étiez-vous ? - Il répondit : Quatre-vingt individus et même plus ! » Et dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « J'ai vu l'eau jaillir d'entre ses doigts ! J'ai estimé le nombre de gens qui ont fait leurs ablutions avec cette eau entre soixante-dix et quatre-vingt ! »
D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : " Allah (Élevé soit-Il) a dit : " Ô fils d'Adam ! Tant que tu M'invoqueras et espéreras en Moi, alors Je te pardonnerai quoique tu fasses et Je ne M'en soucierai pas. Ô fils d'Adam ! Si tes péchés atteignaient la cime du ciel et que tu implorais Mon pardon, alors Je te pardonnerais et Je ne m'en soucierais pas. Ô fils d'Adam ! Si tu venais à Moi avec des péchés autant que la Terre et que tu Me rencontrais sans rien M'associer, alors Je viendrais à toi avec autant de pardon. "
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Chaque individu sera ressuscité dans l’état où il se trouvait lors de sa mort. »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Le Jour de la Résurrection, les gens seront rassemblés pieds nus, dénudés et incirconcis. " Je me suis exclamée : " Ô Messager d’Allah ! Les hommes et les femmes seront ensembles, se regardant les uns les autres ? - Il me répondit : Ô ʽÂ’ishah ! L’affaire sera bien trop grave pour qu’ils se soucient de cela ! " » Et dans une version : « L’affaire est bien plus importante que le fait qu’ils se regardent les uns les autres ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, rit au sujet de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent tous les deux au Paradis. - On demanda : Comment, ô Messager d’Allah ? - Il répondit : Celui-ci combat dans la voie d’Allah et tombe martyr. Puis, Allah accorde le repentir au tueur, il devient musulman et tombe lui aussi martyr. »
‘Abdallah ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son pére) relate : « Les gens se tiendront debout devant le Seigneur des Mondes, au point où l’un d’eux disparaîtra dans sa transpiration qui parviendra jusqu’à la moitié de ses oreilles.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le croyant fort est meilleur et plus aimé d'Allah que le croyant faible, et en chacun d'eux il y a du bien. Veille à ce qui t'est utile, sollicite l'aide d'Allah et ne capitule pas ! S'il t'arrive quelque chose, ne dis pas : " Si seulement j'avais agi de telle manière, il y aurait eu ceci et cela ! " Dis plutôt : " Ceci est le décret d'Allah et Il fait ce qu'Il veut ! ", car « si » ouvre la porte à l'œuvre au diable. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira le Jour de le Résurrection : " Ô fils d’Adam ! J’étais malade et tu ne m’as pas rendu visite ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te rendre visite alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs était malade et tu ne lui as pas rendu visite ? N’as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé de Me nourrir et tu ne l’as pas fait ! - La personne demandera : - Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te nourrir alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à manger et tu ne lui as pas donné ? N’as-tu pas su que si tu l’avais nourri, tu aurais trouvé cela auprès de Moi ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé à boire et tu ne M’as pas abreuvé ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu T’abreuver alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : Untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à boire et tu ne l’as pas abreuvé ; si tu l’avais abreuvé, tu aurais trouvé cela auprès de Moi. " »
La croyance en Islam repose sur six piliers : la foi en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour du Jugement et au destin. Les hadiths de cette collection expliquent en detail chacun de ces piliers avec les enseignements directs du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Tawhid est le coeur de la croyance islamique. Ces hadiths montrent comment le Prophete (paix et salut sur lui) a enseigne l'unicite d'Allah a ses Compagnons, les consequences de cette croyance dans la vie quotidienne et la promesse du Paradis pour celui qui temoigne sincerement qu'il n'y a de divinite qu'Allah.
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