الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
D'après Humrân, l’esclave affranchi d‘Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée), celui-ci vit ‘Uthmân ibn 'Affân demander un récipient d’eau pour [effectuer] ses ablutions. Ce dernier versa alors de l’eau du récipient sur ses mains, et les lava trois fois. Ensuite, il introduisit sa main droite dans le récipient d'eau, se rinça la bouche et le nez et la recracha. Puis, il lava son visage trois fois, ainsi que ses bras jusqu’aux coudes, trois fois [également]. Ensuite, il essuya sa tête et lava ses pieds trois fois. Il a alors dit : « J’ai vu le Prophète ﷺ faire ses ablutions de la même manière que je viens de le faire et dire [ensuite] : « Quiconque accomplit ses ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux unités de prière, sans être distrait [durant celles-ci], alors Allah lui pardonne tous ses péchés précédents . »
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ se lavait suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains, ensuite il effectuait ses petites ablutions comme pour la prière, puis il se lavait , ensuite il se frictionnait les cheveux avec ses deux mains jusqu'à s'assurer que le cuir chevelu soit bien trempé. À ce moment-là, il versait de l'eau sur lui par trois fois. Ensuite, il se lavait le reste du corps. Et 'Aïcha a dit : « Je me lavais, moi et le Messager d'Allah ﷺ, d'un même récipient et nous y puisions tous les deux ensemble.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que sa grand-mère, Mulaykah, invita le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à un repas qu'elle lui concocta. Ce dernier mangea donc, puis dit : « Levez-vous, afin que je prie avec vous ! » Anas dit : « Je saisis alors et aspergeai d'eau un tapis de nattes qui nous appartenait et que l'on utilisait depuis si longtemps qu'il avait noirci. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout, moi et l'orphelin formâmes un rang derrière lui et la grand-mère se tint derrière nous. Il nous dirigea dans deux unités de prière, avant de s'en aller ». Dans une version de Muslim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria avec lui et sa mère ; [il dit] : « Il me plaça à sa droite et la femme derrière nous. »
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la femme de l’un d’entre vous demande l’autorisation de se rendre à la mosquée, qu’il ne l’empêche pas de s’y rendre. » Il a dit : Bilâl ibn ʽAbdillah a alors dit : « Par Allah ! Nous leur interdirons ! » ‘Abdullah se tourna vers lui et l’invectiva violemment en l’insultant, comme jamais je n’avais pu l’entendre, et lui a dit : « Je t’informe que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit cela et tu me dis : « Par Allah ! Nous leur interdirons ?! » Et dans une [autre] expression, il est dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre dans les mosquées d'Allah. »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} Et dans une version : « J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Et dans une version de Muslim : « J’ai prié derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, tous débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} et ne ils disaient pas : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. », ni au début de la récitation, ni à la fin. »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, au Jour de la Résurrection, parmi les personnes qui occuperont le pire rang auprès d’Allah, il y aura l’homme ayant eu des rapports sexuels avec sa femme, puis qui aura divulgué son secret. »
Alî ibn Ḥussayn (qu’Allah l’agrée) vit un homme s’introduire dans une brèche, proche de la tombe du Prophète (sur lui la paix et le salut), afin d'y invoquer Allah. Il le lui interdit alors en disant : « Veux-tu que je t’informe d’un hadith que j’ai entendu de mon père, d’après mon grand-père ? Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne prenez pas ma tombe comme un lieu de visites régulières, ne faites pas de vos demeures des tombes et priez sur moi. En effet, vos salutations me parviennent où que vous soyez. »
D'après 'Alî (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'étais un homme qui sécrétait beaucoup de liquide pré-séminal et j'avais honte d'interroger le Messager d'Allah ﷺ étant donné la place de sa fille auprès de moi. J'ai donc demandé Al Miqdâd ibn Al Aswad de l'interroger. Il ﷺ a alors dit : « Qu’il lave son pénis et fasse les ablutions . » Et chez Al Bukhârî : « Fais tes ablutions et lave ton sexe. »
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym, la femme d’Abû Ṭalḥah, est venue questionner le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Certes Allah n’a pas honte de la vérité ! La femme doit elle se purifier lorsqu’elle fait un rêve érotique ? – Oui, répondit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), si elle voit le liquide. »
Abû Hurayrah relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous vous habillez et lorsque vous faîtes vos ablutions, commencez par la droite. »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agréée) a dit : « Une femme est entrée chez moi, accompagnée de ses deux filles. Elle demandait qu'on lui donne quelque chose, mais je n’avais rien d'autre à lui donner qu'une simple datte. Je la lui donnai donc et elle la partagea entre ses deux filles, sans rien en manger. Puis, elle se leva et partit. Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) rentra, je lui racontai ce qui s'était passé. Il dit alors : « Quiconque a été éprouvé - d'une manière ou d'une autre - par le biais de ces filles [qu'il a eues] et se montre bon envers elles, elles seront pour lui une protection contre le feu ».
D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Prophète ﷺ : " Quelle est l’œuvre la plus aimée auprès d’Allah ? " Il répondit : " [Accomplir] La prière à l’heure. " J'ai continué : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " La piété filiale. " J'ai poursuivi : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " Le combat dans le sentier d’Allah. " Il [Ibn Mas'ûd] a dit : Le Prophète ﷺ m’a dit ces paroles et si je lui en avais demandé plus, il m’en aurait dit plus. »
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. Ainsi, que celui qui peut étendre la blancheur de son visage, le fasse ! » Dans la version de Muslim: « Je vis Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) faire ses ablutions ; il se lava le visage et les mains jusqu'à presque atteindre les épaules. Il se lava ensuite les pieds et monta jusqu'aux tibias, puis il dit: « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire: « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. » Que celui d'entre vous qui le peut, étende la blancheur de son visage et de ses membres ! » Et dans une autre version de Muslim: « J'ai entendu mon bien-aimé dire : L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un jour où les serviteurs arrivent au matin sans que deux Anges ne descendent des cieux ; l’un d'entre eux dit : « Ô Allah ! Accorde compensation à la personne qui dépense ! » L’autre dit : « Ô Allah ! Accorde ruine à la personne avare ! »
Abû Nujayd ‘Imrân ibn Ḥuṣayn Al-Khuzâ’î (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme de Juhaynah, enceinte d’un adultère, vint dire au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un acte qui mérite une sentence, inflige-la-moi ! » Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) convoqua son tuteur et lui dit : « Prend soin d’elle et amène-la-moi lorsqu’elle aura accouché ! » Ce que l’homme fit. Alors, le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de bien attacher ses vêtements sur elle, ensuite il ordonna qu’on la lapide. Puis, il pria sur sa dépouille. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Tu pries sur elle alors qu’elle a commis l’adultère ? » Il répondit : « Elle s’est repenti d’un repentir tel que s’il était réparti entre soixante-dix des habitants de Médine, il leur suffirait. As-tu vu un meilleur repentir que d’offrir sa vie à Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur ? »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».
Ḥuṣayn ibn 'Abdirraḥmân a dit : « J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion] - Qu'as-tu fait alors ? demanda-t-il. - J'ai demandé qu'on m'exorcise, répondis-je. - Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? ajouta-t-il. - Je répliquai : Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha'bî. - Et que vous a-t-il rapporté ? demanda-t-il. - J’ai dit : Il nous a rapporté que Buraydah ibn Al-Ḥuṣayb [Al-Aslamî] a dit : « Point d'exorcisme sauf en cas de mauvais œil ou de poison ! » [Sa'îd] ajouta : A bien agi quiconque s’est arrêté à ce qu'il a entendu ! Mais, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les communautés m'ont été présentées. J'ai vu un Prophète qui n'avait avec lui qu'un petit groupe, un autre avec un ou deux hommes, et un troisième qui n’avait personne avec lui. C'est alors que j’ai aperçu une masse noire de gens et j'ai cru qu'il s'agissait de ma communauté, mais on m'a dit : « C'est Moïse (sur lui la paix) et son peuple. [Regarde plutôt vers l'horizon !] » J'ai alors regardé et j'ai vu une masse [encore plus] noire de gens. On m'a alors dit : [« Regarde l'autre côté de l'horizon ! » Et il y avait également une masse noire de gens.] – « Voici ta communauté ! Et parmi eux, il y en aura soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. » Il se leva ensuite et regagna sa maison. Les gens polémiquèrent au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » D'autres supposèrent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui sont nés dans l'islam et n'ont donné aucun associé à Allah. » Et ils mentionnèrent d'autres choses [encore]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors à leur rencontre et demanda : « A quel sujet polémiquez-vous ? » Ils l'en informèrent, alors il déclara : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu'on pratique l’exorcisme sur eux, qui ne se cautérisent pas, qui ne consultent pas les augures et qui placent entièrement leur confiance en leur Seigneur. » 'Ukâshah ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affirma : « Tu es l'un d'entre eux ! » Un autre homme se leva et demanda : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « 'Ukâshah t'a devancé. »
Sahl ibn Sa’d As-Sâ’idî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, qui est aimé d’Allah et de Son Messager et à qui Allah donnera la victoire. » Les gens discutèrent toute la nuit, se demandant qui recevrait l’étendard. Au matin, ils se présentèrent au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), chacun espérant le recevoir. [Mais] le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Où est ‘Âlî ibn Abî Ṭâlib ? - Il souffre des yeux, lui répondit-on. » On le fit amener et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui postillonna dans les yeux et invoqua en sa faveur si bien qu'il guérit comme s’il n’avait jamais souffert. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui donna alors l’étendard et dit : « Avance sereinement, jusqu’à arriver à leur champ de bataille. Puis, appelle-les à l’Islam et informe-les des devoirs qu’ils auront vis-à-vis d’Allah en embrassant l’Islam. En effet, par Allah, le fait qu’Allah guide par ta cause un seul homme vaut mieux pour toi que les chamelles brunes ! »
Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque équipe un combattant dans la voie d’Allah, a lui aussi combattu. Et quiconque remplace gracieusement un combattant auprès de sa famille, a lui aussi combattu. »
ʽÂ'ishah, la fille d’Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq, (qu’Allah l’agrée, elle et son père) relate : « La prière surérogatoire à laquelle le Prophète (sur lui la paix et le salut) était le plus assidu était celle des deux unités de l’aube (« Al-Fajr »). » Et dans une version : « Les deux unités de l’aube valent mieux que ce bas monde et ce qu’il contient. »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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