الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
ʽUrwah relate que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Mon cher neveu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne privilégiait aucune de ses épouses quand il s'agissait de partager son temps auprès d'elles. Rares étaient les jours où il ne passait pas toutes nous voir ; il flirtait alors avec chacune d'entre elles, sans pour autant aller jusqu'aux rapports charnels. Il finissait ensuite par celle dont c'était le jour et passait la nuit chez elle. Lorsque Sawdah bint Zumʽah vieillit et prit peur que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne se sépare d'elle, elle dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : "Ô messager d'Allah, j'accorde ma nuit à ʽÂ`ishah !" ; ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accepta. » ʽÂ`ishah dit : « C'est pour de telles situations qu'Allah a révélé [le verset suivant] : {( Si une femme craint, de la part de son mari, une attitude hostile...)} [Coran : 4/128]. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Entre un dinar que tu dépenses dans la voie d’Allah, un dinar que tu dépenses pour l’affranchissement d’un esclave, un dinar que tu donnes en aumône à un nécessiteux et un dinar que tu dépenses pour ta famille, c’est celui que tu dépenses pour ta famille qui t’apportera le plus de récompense. »
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière du milieu de l'après-midi (Al-‘aṣr), il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume. Je m'enquis de ce retard et j'appris qu'une proche de Ḥafṣah lui avait offert une outre de miel et qu'elle en fit boire une gorgée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis alors : "Par Allah ! Nous allons user d'astuces avec lui !" J'en parlai à Sawdah et lui dis : "Quand il viendra te voir et qu'il s'approchera de toi, dis-lui : 'Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Il te répondra : Non ! - Demande-lui alors : Quelle est cette odeur alors ? [Il était connu que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne supportait pas qu'on sente de lui une mauvaise odeur] - Il te dira : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - ce à quoi tu répondras : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !'. Je lui tiendrai le même discours et toi Ṣafiyyah, fais-en de même !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez Sawdah, celle-ci me dit : "Par Celui en dehors Duquel il n'y a pas de divinité ! Par peur de tes reproches, j'ai failli lui en parler alors qu'il n'était qu'à la porte !" Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'approcha, elle lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Non ! répondit-il. Elle demanda ensuite : Quelle est cette odeur alors ? - Il dit : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - Ce à quoi elle répliqua : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez moi, je lui dis la même chose, et Ṣafiyyah fit de même lorsqu'il lui rendit visite. Lorsqu'il arriva chez Ḥafṣah, elle demanda : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu que je t'en serve ? - Il répondit : Non, je n'en ai pas besoin !" » ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) ajouta : « Sawdah s'écria : "Gloire et Pureté à Allah ! Par Allah, nous l'en avons privé ! - Tais-toi !" lui dis-je. »
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée. Lors d'une expédition militaire, il tira au sort entre nous ; je fus désignée et je pus ainsi l'accompagner. Ceci se déroula après l'instauration de l'obligation du voile. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que la femme de Thâbit ibn Qays est venue trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement, ni du point de vue religieux, mais je répugnerais retomber dans l'impiété sous l'Islam - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Lui rendra-tu son verger ? - Elle répondit : Oui ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors [à son mari] : Accepte le verger et répudie-la en une fois !" »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La femme de Thâbit ibn Qays s'est séparé de son mari par le biais d'une dissolution de mariage au temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné à celle-ci de compter une période de menstrues. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « À l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), celle d'Abû Bakr et durant deux années du Califat de 'Umar, la triple répudiation [prononcée d'un coup] équivalait à une seule. Puis, 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) déclara : "Certes, les gens se sont précipités concernant une affaire où ils avaient du répit. Et si nous le rendions effectif ?" Alors, il le leur rendit effectif. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Abd Yazîd - le père de Rukânah et ses frères - répudia Umm Rukânah puis se maria avec une femme de la tribu de Muzaynah. Celle-ci se rendit chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Il ne me sert à rien !Sauf qu'il est aussi utile pour moi que l'est ce cheveu ! - qu'elle retira de sa tête - Alors, sépare-nous l'un de l'autre ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) devint furieux, puis il appela Rukânah et ses frères et déclara à ceux qui étaient assis à côté de lui : « Voyez-vous tellement qu'Untel ressemble à 'Abd Yazîd par ceci et cela ? Et Untel lui ressemble-t-il par ceci et cela ? - Ils répondirent : Oui ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors à 'Abd Yazîd : Divorce-la ! » Et c'est ce qu'il fit. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Reprends ton épouse, la mère de Rukânah et de ses frères ! - Il répondit : Je l'ai certes divorcée par trois déclarations, ô Messager d'Allah !- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : Je sais, reprends-la ! » Il récita ensuite le verset suivant : { Ô Prophète ! Lorsque vous répudiez les femmes, alors répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite. } [Coran : 65/1].
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « En trois choses, le sérieux est [réellement] pris au sérieux et la plaisanterie est [réellement] prise au sérieux : le mariage, le divorce et la reprise [après un divorce]. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a fait grâce à ma communauté pour ce que l'âme lui suggère, tant qu'elle ne traduit pas cela en actes ou en paroles. »
ʽAmr ibn Shuʽayb relate de son père, qui rapporte de son propre père : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Le fils d'Adam ne peut faire de vœu pieux impliquant quelque chose qu'il ne possède pas, ni affranchir ce qu'il ne possède pas, ni répudier ce qui n'est pas sous son autorité." »
ʽAlî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La plume est levée pour trois personnes : le dormeur, jusqu'à ce qu'il se réveille ; l'enfant, jusqu'à ce qu'il devienne pubère ; le fou, jusqu'à ce qu'il retrouve la raison. »
ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu’Allah l'agrée, lui et son père) fut interrogé au sujet de l'homme qui divorce sa femme pour ensuite reprendre la vie conjugale [avec elle] sans faire témoigner à propos de son divorce, ni de sa reprise. Il a alors répondu : « Tu as divorcé d'une manière contraire à la Tradition Prophétique, et tu as aussi repris [ta femme répudiée] d'une manière contraire à la Tradition Prophétique. Prend donc des témoins en la répudiant, en la reprenant, et ne recommence pas ! »
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Lorsque quatre mois se sont écoulés, il a le choix entre annuler son serment ou divorcer, sachant que le divorce ne sera effectif qu'une fois prononcé [formellement]. »
Sulaymân ibn Yassâr (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate : « J'ai rencontré environ dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), tous arrêtaient celui qui jure de rester loin de sa femme (« Al-Mûlî »). »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Pendant la période préislamique, le serment de s'abstenir de son épouse durait une ou deux années. Ensuite, Allah en fixa le délai. Par conséquent, quiconque fait le serment de s'abstenir de sa femme moins de quatre mois, alors cela n'est pas considéré comme un serment d'abstinence. »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un homme vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du fait qu'il avait dit à sa femme qu'elle était pour lui perpétuellement interdite - au même titre que le serait sa mère, sa sœur, ou sa tante - puis qu'il eut ensuite des rapports avec elle. Il dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai dit à ma femme qu'elle m'était perpétuellement interdite, mais j'ai eu des rapports sexuels avec elle avant d'expier ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : Et qu'est-ce qui t'a poussé à faire une chose pareille, qu'Allah te fasse miséricorde ? - Il répondit : J'entrevis un bijou à ses chevilles à la lumière de la lune. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Ne l'approche plus avant d'avoir accompli ce qu'Allah t'a ordonné de faire ! »
Salamah ibn Sakhr (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais un homme qui s’adonnait plus que d'autres aux rapports sexuels avec les femmes. Et quand le mois de Ramadan est venu, je craignais d'avoir un rapport sexuel avec mon épouse, et cette envie demeurait avec moi jusqu'au matin. J'ai donc prononcé un serment d’abstinence (« Aẓ-Ẓihâr ») à son encontre jusqu'à la fin du mois de Ramadan. Mais, au cours d'une nuit durant laquelle elle me servait, j’aperçus une partie de son corps, et je ne pus me retenir de lui sauter dessus. Au matin, j’allai voir mon peuple et les informai de l'incident. Je dis : "Venez avec moi voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! - Ils dirent : Non, par Allah !" Alors, je me rendis [seul] auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l'informa. Il me dit alors : "L'as-tu vraiment fait, ô Salamah ? - Je répondis : Deux fois, ô Messager d'Allah ! Je serai patient face au jugement d'Allah. Prends donc une décision en ce qui me concerne selon ce qu'Allah t'aura montré. - Il dit : Libère un esclave ! - Je répondis : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je ne possède aucun esclave mis à part moi-même ! Et je frappai la surface de mon cou. - Il dit : Jeûne alors deux mois consécutifs ! - Je répliquai : Ai-je commis cela en raison d'autre chose que le jeûne ?! - Il dit : Alors nourris soixante pauvres avec une corbeille de dattes ! - Je rétorquai : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, nous avons passé la nuit en étant atrocement affamé et nous n'avions chez nous aucune nourriture ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)] a dit : Rends-toi chez le collecteur des aumônes de Banî Zurayq, et qu'il te la donne ! Nourris alors soixante pauvres avec un paanier de dattes, et toi et ta famille, mangez les dattes restantes !" Je revins alors chez mon peuple en leur disant : "J'ai trouvé auprès de vous la pauvreté et la mauvaise opinion, et j'ai trouvé auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) la prospérité et la bonne opinion. Et certes, Il m'a ordonné que vous me remettiez votre aumône !" »
Hilâl ibn Umayyah accusa sa femme de l'avoir trompé avec Sharîk ibn Saḥmâ', le frère utérin d'Al-Barâ' ibn Mâlik. Il était le premier homme à avoir recours à l'imprécation en Islam. Il invoqua donc la malédiction contre sa femme. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Surveillez-la ! Si elle accouche d'un enfant blanc aux cheveux lisses et aux yeux teintés de rouge, ce sera l'enfant de Hilâl ibn Umayyah. Mais s'il a les yeux noirs, les cheveux crépus et les jambes fluettes, il sera à Sharîk Ibn Saḥmâ' ! » Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « On me communiqua qu'elle mit au monde un enfant aux yeux noirs et aux jambes fluettes. »
Ibn Shihâb relate que Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (qu'Allah l'agrée) l'informa en disant : « 'Uwaymir Al-'Ajlânî se rendit chez 'Âṣim ibn 'Âdî Al-Anṣârî et lui demanda : "Ô ‘Âṣim ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? Questionne pour moi, ô 'Âṣim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet !" 'Âṣim posa donc la question au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), mais celui-ci (sur lui la paix et le salut) répugnait les questions (hypothétiques) et les blâmait, si bien que 'Âṣim fut affecté par les propos qu'il entendit du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il retourna auprès des siens, 'Uwaymir vint lui dire : "Ô 'Âṣim ! Que t'a-dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Il répondit à 'Uwaymir : Tu ne m'as pas apporté de bien ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a répugné la question que je lui ai posée. - 'Uwaymir déclara : Par Allah ! Je n'arrêterai pas jusqu'à ce que je le questionne à ce sujet !" 'Uwaymir s'en alla donc trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui était au milieu des gens et il dit alors : "Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Il y a eu une révélation vous concernant, ta compagne et toi. Va et amène-la !" Sahl a dit : "Ils se lancèrent alors des imprécations et j'étais présent dans la foule en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque les deux terminèrent, 'Uwaymir déclara : 'J'aurais menti sur son compte, ô Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), si je la garde !' Il prononça alors la formule des trois divorces avant même que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne lui en donne l'ordre." Ibn Shihâb ajouta : "Ceci devint alors la tradition des époux qui se lancent des imprécations (Al-Li'ân)." »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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