الفقه وأصوله
1,028 Hadith
Le Fiqh (jurisprudence islamique) encadre la vie du musulman dans ses actes d'adoration et ses relations sociales. Ces hadiths constituent les preuves des regles juridiques islamiques.
Sa'îd ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et salut) a dit : « Quiconque est tué en défendant son bien est un martyr ; et quiconque est tué en défendant sa famille, son sang ou sa religion est un martyr. »
Abû Mûsâ (qu’Allah l'agrée) relate : « Je me suis présenté au Prophète (sur lui la paix et salut) et il y avait avec moi deux hommes [de ma tribu] parmi les Ash’ariyyîn. L’un d’eux était à ma droite tandis que l’autre était à ma gauche. Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) il se nettoyait les dents avec un siwâk. Tous les deux demandèrent [le commandement]. Il dit alors : "Ô Abâ Mûsâ !" où : "Ô ‘Abdallah ibn Qays !" J’ai dit : "Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’étais pas au courant du for intérieur de ces ceux-là et je n’ai pas pressenti qu'ils demanderaient cela [le commandement]." Il a dit : "C’est comme si je voyais son petit bâton de siwâk sous ses lèvres qui descendait et montait. - Il a alors dit : Nous n’utilisons pas pour notre œuvre celui qui la veut [c’est-à-dire : Nous ne confions pas le commandement à celui qui le demande]. Toutefois, toi - Ô Abâ Mûsâ - va au Yémen ! ou, toi - Ô 'Abdallah ibn Qays - va au Yémen !" Ensuite, Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) partit sur ses traces et, lorsqu’il se présenta à lui, [Abû Mûsa] lui jeta un coussin et dit : "Descends !" Il y avait auprès de lui un homme attaché et entravé. [Mu’âdh] demanda : "Qu’est-ce que cela ? - [Abû Mûsâ] répondit : C’est un juif qui s’est converti puis est redevenu juif ! - Puis, il a dit : Assied-toi ! - Mais, [Mu'adh] a répondu : Je ne m’assois pas jusqu’à ce qu’il soit tué. C’est la décision d’Allah et de Son Messager !" Il répéta cela trois fois. Alors, il ordonna qu’on le tue et il fut tué. Ensuite, tous les deux évoquèrent la prière de nuit et l’un d’eux dit : "Quant à moi, je me lève [pour prier] et je dors, et j’espère de mon sommeil ce que j’espère de ma veille." »
Ikrimah relate que 'Alî (qu'Allah l'agrée) brûla des gens et que cela parvint à 'Ibn 'Abbâs (qu'Allah l’agrée, lui et son père) qui dit : « Si ç'avait été moi, je ne les aurai jamais brûlés ! Car le Prophète (sur lui la paix et salut) a dit : "Ne châtiez pas par le châtiment d'Allah !" ; je les aurai plutôt tués comme a dit le Prophète (sur lui la paix et salut) : "Quiconque change sa religion, tuez-le !" »
ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmit (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : « Apprenez de moi [les peines] ! Apprenez de moi [les peines] ! Allah leur a certes accordé une voie : pour l'homme vierge avec la femme vierge : cent coups de fouet et un bannissement d'un an ! Pour l'homme ayant perdu sa virginité avec la femme ayant perdu la sienne : cent coups de fouet et la lapidation ! »
Asmâ‘ bint Abî Bakr (qu'Allah l’agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : « Ne noue pas le cordon de ta bourse, sinon on nouera contre toi ! » Et dans une autre version : « Dépense, offre ou prodigue mais ne compte pas ! Sinon, Allah comptera à ton égard. Et ne thésaurise pas ! Sinon, Allah te privera. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque Mâ'iz ibn Mâlik s'est présenté [afin d’avouer son péché] au Prophète (sur lui la paix et salut), ce dernier lui a dit : "Peut-être l'as-tu embrassée, lui as-tu fait un clin d’œil ou les yeux doux ? - Il a dit : Non, ô Messager d'Allah ! - Tu as couché avec elle ?" poursuivi-t-il, sans euphémisme. A ce moment-là, il ordonna sa lapidation. »
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a dit, alors qu'il était assis sur le minbar du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) : « Allah a certes envoyé Muḥammad (sur lui la paix et salut) avec la vérité et Il a fait descendre sur lui le Livre. Et parmi ce qui a été descendu sur lui, il y a le verset de la lapidation. Nous l'avons lu, retenu et compris. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a lapidé et, après lui, nous avons nous [aussi] lapidé. Je crains qu'un temps long ne s'écoule auprès des gens et qu'un jour quelqu'un dise : "Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d'Allah !" Alors, ils s'égareront en délaissant une obligation qu'Allah aura fait descendre. Et la lapidation est bien dans le Livre d'Allah pour quiconque commet la fornication - parmi les hommes et les femmes ayant déjà été mariés - dès lors où la preuve évidente est établie, en cas de grossesse ou en cas d'aveu ! »
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fouetté et a banni, que Abû Bakr a fouetté et a banni, et que 'Umar a fouetté et a banni.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque [la preuve de] mon innocence a été révélée, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'est tenu debout sur le minbar, il a évoqué celle-ci - c'est à dire, en lisant le [passage du] Coran [en question]. Puis, lorsqu'il est descendu du minbar, il a ordonné qu'on lui amène les deux hommes et la femme afin de leur appliquer leur peine de coups de fouet. »
Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Hilâl ibn Umayyah lança une accusation contre sa femme auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) avec Sharîk ibn Samḥâ'. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Il a alors dit : Ô Messager d’Allah ! Lorsque l’un d’entre nous surprend sa femme avec un homme, part-il rechercher une preuve évidente !? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua à dire : La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Alors, Hilâl a dit : Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Certes, je suis véridique ! Assurément, Allah fera descendre ce qui innocentera mon dos de la peine prescrite ! » Alors, Gabriel (sur lui la paix) descendit et le verset suivant descendit avec lui : { Et quant à ceux qui lancent des accusations…} [Coran : 24/6]. Il lut le verset jusqu’à ce qu’il parvienne à : {…qu’il est du nombre des véridiques } [Coran : 24/9]. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'en alla et manda la femme de Hilâl. Ce dernier vint et témoigna, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah sait que l’un d’entre vous deux est un menteur, l’un d’entre vous souhaite-il se repentir ? » Alors, elle se leva et témoigna elle aussi. Parvenue à la cinquième attestation, ils l’arrêtèrent et dirent : « Cette [dernière] attestation aura des conséquences obligatoires [en termes de châtiment]. » Ibn ‘Abbâs a dit : « Elle se réfréna et flancha jusqu’à ce que nous ayons pensé qu’elle se rétracterait. - Alors, elle a dit : Je ne vais pas humilier mon peuple pour le reste de la journée ! » Et elle poursuivit. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Observez bien [ce qu’elle amènera avec elle] ! Si elle met au monde [un enfant] aux yeux noirs [comme ayant du khôl], les fesses pendantes et les mollets imposants, alors il est de Sharîk ibn Samḥâ' ! » Et elle mit au monde un enfant exactement comme cela. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sans ce qui a précédé du Livre d’Allah [à ce sujet], il y aurait eu entre elle et moi une affaire [à régler] ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu Abû Al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) dire : "Quiconque accuse son esclave de fornication alors qu'il en est innocent sera flagellé le Jour de la Résurrection, sauf s'il en est tel qu'il l'a dit."
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a maudit le voleur ; il vole l'œuf, et voilà qu'on lui coupe la main ; il vole la corde, et voilà qu'on lui coupe la main. »
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Il n'y a pas d'amputation pour le trompeur, le spoliateur et le chapardeur."
Muḥammad ibn Yaḥyâ ibn Ḥibbân relate qu'un esclave vola un petit palmier-dattier à partir du mur d'un homme. Ensuite, il le planta dans le jardin de son maître. Le propriétaire du petit palmier-dattier sortit alors à la recherche de son bien. Il le trouva et demanda alors à Marwân ibn Al Ḥakam, le gouverneur de Médine à cette époque, de convoquer l'esclave. Marwân emprisonna donc l'esclave et voulut lui couper la main. Le maître de l'esclave partit chez Râfi' ibn Khadîj et l'interrogea à propos de cette affaire. Celui-ci l'informa qu'il avait entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci. » L'homme dit alors : « Marwan a pris mon garçon et il veut lui couper la main ! J'aimerais que tu viennes avec moi chez lui afin que tu l'informes de ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Râfi' ibn Khadîj marcha donc avec lui jusqu'à parvenir auprès de Marwân ibn Al-Ḥakam. Là, Râfi' lui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci." » Marwân ordonna donc de libérer l'esclave et de le renvoyer à son maître.
‘Abdoullah ibn ‘Amrû ibn Al-'Âṣ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on interrogea le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos des fruits accrochés. Alors, il a répondu : « Quiconque dans le besoin en mange sans en prendre dans son habit, nul reproche à son encontre. Mais quiconque en sort quoi que ce soit devra alors indemniser [son propriétaire] du double et il sera puni. Et pour quiconque en vole quoi que ce soit après que les fruits aient été emmenés dans l’endroit où on les stocke [afin les sécher] et que cela atteint le prix d’un bouclier, c’est l’amputation [de la main] ! »
Ṣafwân ibn 'Umayyah (qu'Allah l'agrée) relate : "J'étais endormi à la mosquée et j'avais un vêtement valant trente-huit dirhams. Un homme est venu et me l'a subtilisé. On attrapa l'homme et on l'amena devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui ordonna qu'on lui coupe la main." Il a dit : "Je suis alors venu au Messager et j'ai dit : 'Lui coupes-tu la main pour trente dirhams ? Je le lui vends et je lui accorde un délai pour me régler son prix !' Mais il a dit : 'Ah... Que cela fut fait avant qu'on ne me l'amène !'"
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : "On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l'alcool. Il le flagella alors d'environ quarante coups à l'aide de deux branches de palmier." Il a dit : "Abû Bakr fit la même chose. Puis, lorsque cela fut [le califat de] 'Umar, il consulta les gens et 'Abd ar-Raḥmân a dit : 'Intimide-les en portant les peines prescrites à quatre-vingts coups.' 'Umar ordonna alors cela."
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Allah a révélé le verset dans lequel Il a interdit l'alcool, alors qu'à Médine il n'y avait pas de boisson bue, exceptée celle de dattes. »
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père), relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Tout ce qui enivre est de l'alcool et tout ce qui enivre est illicite et interdit. Quiconque consomme de l'alcool en ce bas monde, puis meurt en persistant à en consommer sans se repentir, n'en consommera pas dans l'au-delà."
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si j’avais dû ordonner à une personne de se prosterner devant une autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. »
Cette collection couvre les hadiths relatifs aux cinq piliers de l'Islam : la priere, le jeune, la zakat, le pelerinage, ainsi que les ablutions et la purification. Chaque hadith eclaire une regle juridique avec l'enseignement direct du Prophete (paix et salut sur lui).
Le Fiqh ne se limite pas a l'adoration. Il couvre aussi les transactions commerciales, le mariage, le divorce, l'heritage, et les relations de voisinage. Ces hadiths offrent un cadre ethique et juridique pour vivre en societe selon les principes islamiques.
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